P. L., t. LXXIV, col. 703 sq
Elém. ilarchéol. chrét. 14
Les plus anciennes sont les plus simples et les mieux gravées ;
Les formules d'acclamation : VlVAS IN Deo, Pax TECVM, Pax TlBr, sont de l'époque la plus ancienne ; — les formules Depositvs, DEPOSITIO, de l'époque moyenne ; — les formules Hic iacçt, Hic positvs est, de la fin du IV e siècle ; — les formules d'éloge: MlRAE BONITATIS, INCOMPARA- IHLI, etc., de la fin du IV e siècle, et surtout du V e ;
Les inscriptions les plus anciennes mentionnent le « praenomen », le € gentilitium » et le € cognomen » : c'est la manière classique ; — plus tard on ne met plus le € praenomen » ; — à la fin du IV e siècle, on cite seulement le « cognomen », souvent des noms nouveaux de formation chrétienne, comme Martyrius, Faschasius, Adeodatus, Evangelius, Johannes, Beatus ; quelquefois des noms exprimant un sentiment d'humilité: Projecticius, Fimus, Stercorius, etc., qu'on trouve employés même au III e siècle.
Les noms Fides, Spes, qu'on lit dans des inscriptions très anciennes, à Priscille par exemple, sont des surnoms plutôt que de vrais noms ( â ).
Il ne sera pas inutile de compléter ces principes généraux par la liste des consuls dont les noms se retrouvent dans les inscriptions chrétiennes publiées par de Rossi ( 2 ). Ce sont les dates qui se rencontrent le plus fréquemment ; il est facile
1. 11 y aurait une étude intéressante à faire sur les noms symboliques que se donnaient les premiers chrétiens. « On voit quelques-uns d'entre eux prendre des noms injurieux, bas, presque dégoûtants, comme protestation contre l'orgueil antique. Un autre sentiment ne peut expliquer le choix de certains vocables, qui se lisent sur d'assez nombreuses tombe» chrétiennes. Des femmes elles-mêmes se plaisent à dérouter ainsi les habitudes mondaines ; il y en a qui s'appellent volontairement : Fétide, Méchante, Basse, Fugitive, Rejetée, Fumier. D'autres ont cherché ailleurs des noms propres à exprimer le changement qui s'est fait dans les âmes. Ainsi nous apparaissent des groupes charmants de mères et de filles, qui s'appellent, soit en latin, soit en grec, Sagesse, Foi, Espérance et Charité, d'autres qui choisissent le nom d'Irène, qui, en grec, signifie Paix ; celui d'Agapé. qui veut dire amour ; ou, pour exprimer la pureté de leur âme, prennent le nom gracieux de la neige, Chionia; d'autres encore qui, voulant signifier leur récente illumination par le baptême, s'appellent Lucie, Lucine, dérivés de Lumière.... > P. Allard, Études d histoire et d l archéologie, 1899, p. 404-405. Cf. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, Introd., p. 101.
2. Cf. Inscript, christ., t. I, p. 587-6x3. On en a trouvé depuis plusieurs autres.
d'en
1 compléter la liste à l'aide d'un livre quelconque de
chronologie.
Ann.
Ann.
AP
Consuls.
AP
Consuls.
Vespasianus III et M. Coc-
Maxentius III
cejus Nerva
3 1 7 ou 330 Gallicanus
Sura et Senecio
3i8(?)Licinius V
Piso et Bolanus
Constantinus Aug. V et Lici-
Apronianus et Paullus
nius Jun. Caes.