VI PRÉFACE
conservé les témoignages de la foi des contemporains et des successeurs immédiats des apôtres ', les expressions de leur prière^ les symboles de leur culte : quels meilleurs arguments opposer aux dénégations du rationalisme ou du protestantisme, surtout dans un siècle aussi avide de faits qu'indifférent à la métaphysique ?
Le lecteur pourra en découvrir plusieurs dans ces Éléments. Ce n'est qu'un résumé, mais je me suis efforcé de le rendre très substantiel) d'en faire un instrument de travail toujours utile pour ceux qui désireront Rappliquer à l'étude des problèmes relatifs à l'antiquité chrétienne. C'est pourquoi f ai multiplié les indications bibliographiques ; autant que j'ai pu, je les ai données très précises. Je renvoie de préférence aux ouvrages qui doivent se trouver dans toutes les mains, comme les Origines chrétienne? et les Origines du culte chrétien, de MgrDuchesne, et à ceux que possède toute bonne bibliothèque, comme le Liber pontificalis du même auteur ,1a collection des classiques latins (*), la Patrologie de Migne, etc. Toutes les questions de quelque importance seront au moins indiquées; les références permettront d'ajouter les développements que ne comporterait pas le plan de cet ouvrage.
Est-il nécessaire d'expliquer pourquoi je parlerai constamment, presque exclusivement, de l'Église romaine, de son histoire, de ses monuments ? Centre de l'Église et centre de l'Empire, Rome eut le rare privilège de conserver en grand nombre les monuments de l'âge héroïque du christianisme, aucune des anciennes Églises ne peut revendiquer ce privilège au même degré. C'est donc dans les monuments de Rome chrétienne que nous pouvons le mieux étudier l' Église primitive.
Mon travail comprend deux parties : une partie générale, et une partie spéciale ; la première forme la matière d'un volume ; la seconde, celle de deux autres volumes.
Avant d'étudier en détail les cimetières de l'ancienne Rome chrétienne, il est en effet nécessaire de posséder quelques notions générales sur l'histoire, l'épigraphie, l'art de cette époque. Je
i. L'édition citée dans le présent ouvrage est celle de X isard, Paris, 1843 sq.