Liturgla rom. pont., t. III
5. D'autres fragments du môme plan, en très grand nombre, ont été retrouvés •récemment (1899) près du palais Farnèse, où ils avaient été portés sous Pie IV. On
vient de réunir tous ces précieux débris sur une grande paroi du Musée du Capitole,
SOURCES DE L'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE. XjXHl
valeur inestimable, faites à l'époque de Constantin*: la NotUia regionum urbis Romae et le Curiosum uvbis Romaë (*).
Il est très regrettable que nous ne possédions pas de semblables topographies pour les monuments chrétiens. Le premier document qui parle de ces monuments est un calendrier du milieu du V siècle, dans lequel on Ht cette très brève mention : « Religiosa aedificîa cum innumerîs cellulis Martyrum consecratis. » Un manuscrit syriaque de la Bibliothèque Vaticane, remontant à la moitié du VI e siècle, nous offre aussi une indication très vague et très générale ( 2 ).
Voici enfin les éléments d'une topographie de . Rome chrétienne dans le célèbre Papyrus de Monza. Un certain Jean, envoyé vers le pape S. Grégoire le Grand par Théode- Unde, reine des Lombards, visita les tombeaux des martyrs ; s'il ne put obtenir pour sa souveraine de vraies reliques, comme elle le demandait (car on ne divisait pas encore les ossements des martyrs), il rapporta du moins de l'huile des lampes qui brûlaient devant les tombeaux vénérés. Sur chaque ampoule on inscrivit la liste des noms des martyrs dont elle conservait le souvenir. Ces différentes listes furent copiées ensuite dans un catalogue spécial. L'original est encore conservé dans le trésor de Monza ; Gaetano Marini Ta publié dans son ouvrage sur les papyrus des Bibliothèques du Vatican, de Paris et de Vienne, du V e au IX e siècle : / Papiri dû plomatici raccolti ed illustrait (Rome, 1805) ( 3 ).
Le catalogue débute ainsi : « Notitia de olea S S. Martyrum qui Romae in corpore requiescunt, id est... (suivent les noms). Quas olea sancta... adduxit Johannis indignus et peccator dfte Theodelinde reginae de Roma>. On n'y suit pas l'ordre topographique comme dans un Itinéraire. Jean a dû le rédiger d'après ses souvenirs ; il n'avait sans doute noté, à Rome même, que les noms des martyrs. Il commence