IN VITA
tyrs. A St-Calixte, l'entrée de la chapelle des papes est couverte d'inscriptions de ce genre, notamment d'invocations à S. Sixte II. Dans ce même cimetière on lit en plusieurs endroits des prières pour une certaine Sophronia. « Le pieux visiteur a dû venir là, le cœur plein du souvenir aimé de Sophronia, — sa femme, ou sa sœur, ou sa mère. Avant d'entrer dans le vestibule du principal sanctuaire, il écrit : Sophronia vivas... cvm tvis:« Sophronie, puisses-tu vivre avec les tiens ! » Un peu plus loin, sur la porte d'une autre chapelle, il réitère le même souhait, mais en lui donnant une forme plus religieuse: SOPHRONIA (vivas) IN Domino, f Sophronie, puisses-tu vivre dans le Seigeeur ! » Plus loin encore, près de l'arcosole d'une autre chapelle, la dernière que visitaient en ce temps-là les pèlerins, il trace en caractères plus larges, plus réguliers, en grandes lettres monumentales, cette tendre affirmation : Sophronia dvlcis SEMPER vives Deo, — « Ma douce Sophronie, tu vivras toujours en Dieu ; » et, immédiatement au-dessous, il répète encore, comme ne pouvant se détacher de cette pensée: Sophronia vives, <l Oui, Sophronie, tu vivras ». Touchante histoire, retrouvée sur ces murailles, des sentiments qui se sont succédé dans l'âme de ce pèlerin, à son insu peut-être,, pendant qu'il visitait l'un ^près l'autre les tombeaux des martyrs: d'abord le désir, l'amour, un souvenir fidèle, une tendre espérance, et, bientôt, sous la pieuse impression des lieux saints, cette espérance se changeant en une douce confiance, se transformant en une certitude, s'affirmant en un cri de triomphe de l'amour illuminé par la foi » (*).
Dans une chapelle du cimetière de Priscille, on lit cette inscription : VlVAS IN Deo, ET F1LII TVI OMNES HABEANT Devm protectorem. — A St-Calixte, à l'entrée de la chambre des Papes: Ikrvsale CIVITAS et ornamentvm martyrvm dei. Souvent ce sont des prières adressées aux martyrs: Salua me Domine Crescentione, — In mente
i. Northcote-Allard, Rome souterraine, p. 177-178. f II sublime addio, non del-
l'eterno Fa/* pagano, ma délia cristiana speranza e fiducia, Scmper vives Deo »
De Rossi, Roma sot/cr., t. If, p. 15.