XXVIII INTRODUCTION
la déposition temporaire des corps des apôtres dans les cryptes de la Via Appia. Une inscription grecque du même recueil, prise € in igona S, Pétri », doit provenir de Pavie (*).
Vient ensuite, dans Tordre chronologique, le Codex Palatinus d'Heidelberg (ms. Vat. 833). C'est une collection épigraphique proprement dite ; des moines du IX e siècle l'ont formée dans un but d'études littéraires ; aussi ne renfermet-elle pas d'indications topographiques. Elle contient plus de 100 inscriptions, parmi lesquelles les inscriptions métriques de presque tous les tombeaux des papes des IV e , V e et VI e siècles. Les auteurs ont dû se servir de plusieurs collections antérieures.
A peu près à la même époque (IX e siècle) remonte la Sylloge Centulensis. Cette collection, sortie du monastère de Saint-Riquier, appartenait dès le XII e siècle à celui de Corbie ; elle est aujourd'hui à St-Pétersbourg. De Rossi obtint du czar Alexandre II que ce manuscrit lui fût envoyé à Rome ( 2 ). Il y a trouvé de précieux renseignements relatifs au martyre de S. Hippolyte et à l'orthodoxie du pape Libère, deux points d'histoire fort embrouillés, sur lesquels la pleine lumière est encore loin d'être faite.
Citons aussi les collections générales de St-Gall, de Verdun, de Wùrzbourg, de Klosterneubourg, de Gôttwei, qui réunissent des inscriptions de Rome, de Ravenne et de Milan, de France et de Suisse ; la collection locale de Tours, insérée dans la Sylloge de Klosterneubourg ; celles de Milan, de Pavie, de Verceil, de Noie. A Rome, le chanoine Pietro Mallio fit au XV e siècle un recueil des inscriptions de l'ancienne basilique de St-Pierre ( 3 ).
L'étude de ces manuscrits exige certaines connaissances paléographiques. Les caractères sont de quatre sortes : i° le caractère oncial (IV e , V e , VI e siècles), grand, assez rapproché des caractères épigraphiques, et à cause de cela assez facile à lire; on ne le rencontre, avant le IV e siècle, que dans
1. Cf. de Rossi, tnscriptiones ckristianae, t. II, p. i, p. 33.
2. Cf. de Rossi, BulUttittê, 1881, p. 5-25, 26-55 \ — l ^9°> P* 123-140.
3. Cf. mon article déjà cité dans le Nnov. BulUtino, 1903, n. 4.