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Haec adstans Abercius dictavi heie
inscribenda Annum agens vere septuagesimum
secundum Haec qui intelligit quique eadem sentit
oret proAbercio
l'eucharistie. 305
20 -ou fiivcoi xiifxpy tk eV<j> Neque quisquam scpulcro meo alterum;
l'xepov xiv« Ôifaet superimponat
21 et ôoiSv' 'Pctfixotlctfv xa(xe((j> Sin autem inferat acrario Romanorum (hfrei 6*io)£&ia ^puaâ aureos bis mille
22 xat /pîjorfl «a^ptôi 'Iepo Et optimae patriae Hieropoli aureos 7toXet X^ la XP off * mille.
Pour qui connaît le symbolisme de la langue chrétienne primitive, le sens de ces inscriptions n'est pas douteux. Le « chaste pasteur », c'est celui de l'Évangile, qui « animam suam dat pro ovibus » (*).
L'IX0VSn\NMErEeH2, cest le poisson dont parle Tertûllien ( 2 ), « nos pisciculi secundum fy&tiv nostrum Jesum Christum in aqua nascimur », celui qui formait la nourriture des fidèles et qui toujours figure dans les banquets des catacombes. Le royaume, la reine, qu'Abercius vit à Rome, c'est la communauté chrétienne, l'Église illustre entre toutes par ses fondateurs et par sa foi ( 3 ). La vierge chaste, c'est encore l'Église, ou peut-être la T. Ste Vierge. La discipline du secret rend nécessaire ce langage mystérieux et symbolique ; mais les initiés le comprennent parfaitement : € Haec qui intelligit quique eadem sentit... > ( 4 ).
Le D r Gerhard Ficker, de Halle, a contesté cette interprétation ( 5 ). Pour lui, Abercius est un prêtre de Cybèle, et l'inscription est païenne. Mais les raisons qu'il en donne ne sont guère solides. Il objecte d'abord la forme du monument :< or il est certain qu'il y a eu des cippes chrétiens dans les cimetières en plein air ( 6 ). — On ne trouve, dit-il, dans cette inscription aucune allusion au dogme de la résurrection ; une inscription chrétienne du II e siècle en aurait certainement renfermé quelqu'une. Mais n'est-ce pas faire allusion à la vie future que de se recommander aux prières des survivants?.