Rom., i
4. Origène, presque un contemporain d' Abercius, dit aussi : « No vit qui mysteriis imbutus est. > {Hom. in Levit., ix, 10). — « Quae norunt qui initiati sunt. > {In Exod., vin, 4).
5. Dans les Sittungsberichie der kônig. preuss. A ka de mie der Wissenschaften %u Berlin, 1894, p. 87 sq.
6. Cf. de Rossi, Bullettino, 1879, p. 10a ; 1872, p. 99, 100; — mon article dans le Nu<rvobulUt. % 1895, p. 11- 13.
Le nom même de la résurrection est d'ailleurs assez rare dans les inscriptions des catacombes. Il n'est pas soutenable qu'on ait copié une inscription païenne pour Alexandre, qui était chrétien. — La partie positive du système de M. Ficker est encore plus difficile à établir que la partie négative. Identifier Cybèle avec la « virgo casta », et Attis avec TI^Ouç de l'inscription d'Abercius, c'est se jeter dans les hypothèses fantaisistes.Une des obligations imposées aux adorateurs de Cybèle était précisément l'abstinence de poisson : comment Abercius se serait-il vanté d'avoir violé cette obligation pendant son voyage à Rome ( x ) ? Et comment les anciens chrétiens, qui ont certainement vénéré Abercius, auraient-ils commis cette étrange confusion, de prendre pour un évêque chrétien un prêtre de Cybèle ?
M. Harnack ( 2 ) nie aussi le caractère chrétien de l'inscription, et y voit un reflet du syncrétisme oriental ; le pasteur serait Attis, le roi (il lit jïacnXéa) et la reine seraient Jupiter et Junon. Ses raisons de douter ne sont pas différentes, au fond, de celles de M. Ficker, lesquelles, on vient de le voir, sont assez faibles. « Comment, a écrit de Rossi, prendre au sérieux de pareils songes ? Comment les admettre à une discussion scientifique » ( 3 ) ?
Il en faut dire autant de la nouvelle hypothèse proposée récemment par M. Dieterich ( 4 ) et adoptée par M. Salomon Reinach ( 5 ). Abercius serait venu à Rome pour les fêtes données par l'empereur Héliogabale en l'honneur du dieu Elagabal et de la déesse céleste de Carthage réunis par lui dans un sanctuaire du Palatin. Seulement pour voir dans le monument tout ce qu'y trouve M. Dieterich, il faut changer (3a<xiXe(av en j3a<n)v7}av t n£<mç en Nt^otiç, c'est-à-dire faire violence au texte gravé et s'écarter de celui des Actes,
z. Cf. de Rossi, Bullettino, 1894 ; — Duchesne, Bullet. eritiq. t mars 1894.
2. Dans les Texte und Untersuchungen. Leipzig, 1895, t XII, fasc 4.
3. Bullett.i 1894. Cf. Marucchi, Nuovo bulle tt. t loc, cit. ; — Duchesne, Mélanges de ÏÊco*e franc. , t. XV, 1895 ; — Wilpert, Fractio ponts, p. 95 sq. ; — Schultze, Theologisches Litttraturblait, 1894.