P. /,., t. LX
a. Poem. XXV1I1 {P. L., t. LXI, col. 663).
3. Une remarquable peinture de ce genre vient d'être trouvée au cimetière de Domitille. Cf. Marucchi, Nuovo bullettino, 1899, p. 8-9.
époque commencent les grandes compositions du genre de celles qui seront exécutées en mosaïque. C'est au V e siècle que remonte, par exemple, la grande fresque du cimetière des Sts-Pierre et Marcellin qui représente le Christ assis entre S. Pierre et S. Paul et cinq martyrs locaux, au-dessous TAgneau sur la colline d'où s'échappent les fleuves symboliques.
Au cimetière de Ste-Félicité, sur la Via Salaria, dans les restes d'une peinture du VI e siècle, on distingue le Sauveur nimbé couronnant Ste Félicité et ses fils, qui portent à la main d'autres couronnes: les noms sont inscrits à côté des personnages : P(hilip)pvs, MARTIA(lis, s(ilanus), (jA)NVA(rius) > Félix, Vitalis et Alexander. Ce mode de composition est fréquent au V e et au VI e siècle. Plus tard règne le type byzantin. A ce genre appartiennent les portraits de Ste Cécile, de S. Corneille, de S. Cyprien, de S. Optât, dans le cimetière de St-Calixte ; la peinture de S. Valentin, au cimetière du même nom. Il est à remarquer que les décorations de la chapelle souterraine de S. Valentin ont été faites après la translation du corps du saint dans la basilique extérieure restaurée par Honorius ; c'est donc dans une intention de culte qu'on y a placé son image, aussi bien que celle de S. Cyprien dans la crypte de S. Corneille. Ces peintures byzantines des cryptes historiques ont été les dernières peintures exécutées dans les catacombes avant leur abandon.
Pour compléter ce que nous avons dit des peintures des catacombes, il faut ajouter un mot sur les peintures de la vie réelle. Elles sont rares ; celles qui existent appartiennent à l'époque de la paix, et sont de beaucoup inférieures aux scènes analogues de l'art païen. En général, elles représentent la profession du défunt. C'est ainsi qu'au cimetière de Domitille Mgr Wilpert a reconnu la région sépulcrale du « Corpus pistorum » : on y voit une boulangerie, un patron donnant des ordres à ses employés,et un marché au blé regardé pendant longtemps comme le passage de la mer Rouge. Au cimetière de Priscille et au cimetière Majeur, dans un arcosole du VPsiècle* on voit un char plein de tonneaux ; — à St-Calixte, dans la région de Ste-Sotère, les tables d'une marchande de légumes, etc-
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