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LES IMAGES DES SAINTS

portrait est conforme aux données des Libri Clémentine apocryphes qui certainement ne faisaient que rapporter des traditions anciennes. Le premier monument artistique qui nous présente ce type est une médaille trouvée dans le cimetière de Domitille. De Rossi la juge antérieure à une autre médaille impériale de l'époque d'Alexandre-Sévère ; elle pourrait remonter jusqu'au II e siècle et avoir appartenu à quelqu'un des Flaviens chrétiens.

En dehors de ces figures isolées, on voit aussi des scènes auxquelles les saints ont été mêlés. Une des colonnes de l'autel de la basilique de la voie Ardéatine porte en relief la scène du martyre de S. Achillée ; l'autre colonne avait évidemment une scène correspondante, le martyre de S. Nérée. Prudence ( x ) décrit deux scènes de martyre, qu'il avait vues, l'une dans la chapelle de St-Hippolyte sur la voie Tiburtine, l'autre au tombeau de S. Cassien, martyr d'Imola. Des peintures analogues, au témoignage de S. Paulin ( 2 ), ornaient la basilique de St-Félix à Noie. Les protestants objectent, il est vrai, un décret du Concile d'Elvire (305) : 4L Placuit picturas in ecclesiis esse non debere. » Mais ce n'est qu'une prohibition locale, temporaire, explicable par la circonstance de la persécution de Dioclétien. Il ne parle que des églises : il y en avait déjà dans beaucoup de villes, en Espagne comme ailleurs ; or, il était dangereux d'avoir des peintures chrétiennes dans des monuments publics.

A l'époque de la paix, ces peintures se multiplient. On commence à représenter le triomphe des martyrs, qui offrent leur couronne au Christ ou qui viennent la recevoir de sa main (3). Les Saints portent comme signe distinctif le nimbe, mais sans la croix ni le monogramme. Dès cette

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