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IX. Auteurs modernes

Les grands archéologues du XIX e siècle ont eu depuis la Renaissance des précurseurs dont il serait injuste de méconnaître les services. Au XVI 6 siècle, le moine augustin Onofrio Pan vinio, mort à 38 ans, publia de nombreux ouvrages sur les antiquités chrétiennes ( a ). Il faut citer en particulier son De ritu sepeliendi mortuos apud veteres christianos et de eorum coemeteriis (1568). Dans ce livre, il parle des catacombes ; il en fixe le nombre à 43, et avoue que de son temps on en connaît seulement quatre : St-Sébastien, St-Pancrace,St-Laurent et St-Valentin.

Peu de temps après, S. Philippe Néri donne une grande impulsion aux études archéologiques ( 3 ). Lui-même par dévotion visitait souvent les basiliques anciennes et les catacombes. Il pressa son disciple Baronius d'écrire une Histoire de l'Église en réponse aux Centuriateurs de Magdebourg : les Annales marquent un vrai progrès dans la connaissance des antiquités chrétiennes.

A la même époque, on retrouva sur la Via Salaria une partie importante de la catacombe des « Jordani », vaste cimetière à cinq étages, situé entre les catacombes de Priscille et

1. On ne cesse pas pour cela de former des recueils manuscrits. Ceux de Smezio. d'Aldo, d'Alciati, de Menestrier, etc., sont postérieurs au XV e siècle. Un assez grand nombre de ces recueils appartient à la bibliothèque Vaticane. CL Nuov. bullett., 1899. P- 245.

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