‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 44 sur 307 · Bosio, Roma iott erra nea, 1. II, c · texte numérisé non relu

Bosio, Roma iott erra nea, 1. II, c

5 Tout récemment Mgr Lugari, Le lieu du crucifiement de S. Pierre (Tours, 1 898),

Quant à l'histoire de la séparation des deux apôtres sur la voie d'Ostie, elle est purement légendaire et invraisemblable. Celle du « Domine quo vadis », guère plus solide dans ses détails, conserve probablement quelque souvenir très ancien ( x ).

Deux mots maintenant sur l'apostolat de S. Paul à Rome.

L'Épître aux Romains est de l'an 58. L'Apôtre lui-même la suivit de près, peut-être en septembre ou octobre 61. Accusé par les Juifs devant le gouverneur Festus, il en avait appelé à César ( 2 ). Il s'embarqua donc pour Rome ; son voyage a été raconté par S. Luc en détail et avec une grande exactitude (3). Après un naufrage, il aborda à Pouzzoles, d'où il se dirigea immédiatement vers la capitale. Il a sans aucun doute suivi la Via Appia. Les Actes mentionnent deux points situés sur cette voie: le « Forum Appii » et les « Très Tabernae ». Les fouilles exécutées sous Pie VI ont permis de reconnaître l'emplacement du « Forum Appii » entre Velletri et Terracina ; d'autre part Nibby a pu déterminer la position géographique des « Très Tabernae », qui devinrent dans la suite une localité importante et même, au V e siècle, une ville épiscopale.

L'Apôtre est donc entré dans la ville par la Porte Capène. D'après les Actes, il demeura pendant deux ans dans une maison particulière qui lui servait comme de prison et où on lui laissait toutefois une certaine liberté. S. Luc ne précise pas davantage. On a prétendu conserver à S. Maria in via Lata le souvenir de ce séjour de S. Paul; mais aucun document ancien n'appuie cette opinion. Les ruines que Ton voit dans le souterrain de l'église sont plutôt celles des murs des Comices, « Septa Julii ». On construisit au milieu de ces ruines un oratoire dédié à S. Martial et orné de peintures au VIII e ou

a repris et développé les arguments favorables au Janicule. Son livre, s'il témoigne du talent et des recherches consciencieuses, ne réussit cependant pas à réfuter l'opinion contraire. Je reviendrai sur cette question à propos de la description du cimetière du Vatican.

1. S. Ambr., Contr. Auxen., i${P. L., XVI, col ion). Cf.Origen., Injoan., xx, 13 (P. G., t. XIV, coi. 600).

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