Carm. IX (P. L. t t. XIII, col
lettre de S. Grégoire le Grand (*). Dans les Actes et dans la lettre de S. Grégoire, le fait historique est mêlé à des données étrangères : il y est question, par exemple, d'Orientaux venus à Rome pour voler ces précieuses reliques, et contre lesquels les Romains défendirent leurs trésors les armes à la main. On a voulu voir une allusion à ce vol dans l'inscription de St-Damase :
Discipulos Oriens misit quod sponte fatemur Sanguinis ob meritum Christum qui per astra secuti Aetherios petiere sinus regnaque piorum.
Roma suos potius meruit defendere cives.
Mais l'expression : « Discipulos Oriens misit, » ne concerne pas les Orientaux venus pour enlever les corps ; le vers suivant montre qu'il faut l'entendre des apôtres. Le dernier vers seul pourrait être interprété comme une allusion, très vague d'ailleurs, à la prétention des Orientaux et à la résistance des Romains.
Le calendrier philocalien ne parle pas positivement d'une translation, mais il joint le jour du martyre de S. Pierre et de S. Paul, 29 juin, à la date consulaire de l'an 258, € Tusco et Basso coss. », indication que complète le Martyrologe hiéronymien : « Pétri in Vaticano, Pauli via Ostiensi, utriusque in Catacumbis, Tusco et Basso coss. » Que peut signifier cette date sinon, comme plusieurs dates consulaires, l'époque d'une translation ? Les chrétiens auront voulu sauver les saintes reliques en les enlevant de lieux de sépulture trop connus des autorités romaines. Certains auteurs ont pensé qu'il y avait eu déjà une autre translation, au I er siècle ( a ). Mais il est difficile d'admettre cette opinion. Elle ne peut invoquer en sa faveur aucun document : or il serait étrange qu'il ne restât nulle indication d'un fait aussi glorieux pour les souterrains de la voie Appienne.
D'autres archéologues ont placé la translation des reliques de S. Pierre sous le règne d'Élagabale, vers 224. Ils s'appuient