‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 72 sur 307 · Cf. de Ross, Bullettino, 1894, p · texte numérisé non relu

Cf. de Ross, Bullettino, 1894, p

4- Die Apostelgrnfl ad Catacmmàas an der via Af>pia, Rom, 1894. C'est aussi l'opinion du P. Grisar, Die rdmische Sébastian uskirche, dans la Rômische Quarto/xkrift, 1895.

se trouve au milieu de la Platonia, beaucoup plus ancien que les arcosoles qui l'entourent, est partagé en deux par une pierre, comme pour recevoir deux corps; à l'intérieur on voit des peintures du IV e siècle représentant deux personnages. De plus, si l'autel du milieu de la basilique était sur le tombeau de S. Pierre et de S. Paul, il devrait y avoir eu une confession ; or, à cet endroit, sous le pavé de la basilique, on ne peut trouver que les anciennes galeries de la catacombe. Cet autel était sans doute un autre autel, qui contenait quelque souvenir des SS. apôtres.

Les reliques restèrent à la Platonia un an environ. Elles furent transportées ensuite, celles de S. Pierre au Vatican, celles de S. Paul sur la voie d'Ostie. Cette nouvelle translation eut lieu probablement sous le règne de Gallien (*).

L'Église d'Afrique ne fut pas moins éprouvée que l'Église de Rome. Elle perdit l'illustre évêque de Carthage, S. Cyprien. Les Actes de S. Cyprien sont authentiques, ils se composent d'extraits du procès-verbal du jugement, réunis par un témoin, le diacre Pontius. Les chrétiens de Carthage firent une grande procession pour honorer les restes des martyrs: « Cum cereis et scolacibus..., cum voto et triumpho magno » ( 2 ). On avait donc, malgré la persécution, toute liberté de transporter les corps des chrétiens. Toutefois S. Cyprien fut déposé dans un cimetière privé, « in area Macrobii Candidiani >; le cimetière commun avait été confisqué comme à Rome. L'expression « cum voto » est une allusion au rite des funérailles ; elle se retrouve dans plusieurs inscriptions, par exemple, dans celle de Januaria, qui est au Vatican :

IANVARIE BIRGINI BENEMERENTI IN PACE BOTIS DEPOSITA

Le souvenir de S. Cyprien est resté très célèbre. A Rome, on avait ce martyr en grande vénération, surtout dans le cime-

i. Mgr Duchesne {LdèerpomU, I, p. civ) la retarde jusqu'à l'époque de Constantin. a. P. L. t t. III, col. 1505. — Cf. Ruinart, Acta rincera primorum martyntm.

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