De Corona militis (P. Z... t. II
décimée en Gaule, par ordre de Maximien ; les quatre Saints Couronnés, enterrés au cimetière qui porte leur nom, sur la voie Labicane ( x ) ; peut-être les soldats de la « Legio II a Parthica », martyrisés à Alba (Albano) et enterrés dans la catacombe de cette ville ( a ) ; surtout S. Sébastien, tribun de la garde prétorienne qui veillait près de la personne de l'empereur, au Palatin. Sébastien subit d'abord le supplice des flèches, sur le stade du Palatin (« in hippodromo », disent les Actes, parce qu'à l'époque de leur rédaction, le stade avait été transformé en hippodrome), puis il fut tué, croit-on, dans les jardins où est maintenant l'église de St-Sébastien in Palatio. Dans cette première période, il n'y eut que des martyrs isolés. Les chrétiens ne cessèrent pas de posséder leurs églises et leurs cimetières ; leur nombre même s'accrut» et en Orient, ils bâtirent des églises publiques. Cette persécution militaire cessa en 291 ; une période de tranquillité lui succéda.
En 303, Galère se rendit à Nicomédie pour montrer à Dioclétien la nécessité de détruire complètement les chrétiens. Dioclétien résista d'abord (3), puis finit par céder et signa l'édit de persécution. Pendant deux années continues (303-305), il y eut un nombre immense de martyrs. Il est vrai qu'on Ta quelquefois exagéré et que les Actes, en partie légendaires, attribuent à Dioclétien tout ce qui s'est passé en Italie, en Espagne, en Afrique, en Asie, par conséquent ce qui était le fait de Galère et de Maximien. Néanmoins il est certain que cette persécution fut plus cruelle que toutes les autres.
Comme sous Valérien, on confisqua les biens des chrétiens. Pour la première fois,les archives des églises furent détruites (4). Plusieurs Actes de martyrs parlent de cette confiscation ; le Liber pontificalis, dans la biographie de S. Sylvestre, dit du terrain où est creusé le cimetière de Cyriaque : « Quem fiscus occupaverat tempore persecutionis. » On peut constater des