LA BASILIQUE CONSTANTINIENNE. II
et S, Paul, des cerfs se désaltérant aux sources de l'Évangile, la croix et l'agneau mystique, le pape, et une femme, symbole de l'Église romaine ; l'inscription, en vers léonins, était ainsi conçue :
Summa Pétri sedes est haec sacra principis aedes Mater cunctarum décor et decus ecclesiarum Devotus Christo qui templo servit in isto Florens virtutis capiet fructusque salutis {^).
Deux escaliers donnaient accès au « presbyterium ». Comme il était au-dessus, tandis que le tombeau de S. Pierre était au-dessous du niveau de la basilique, les pèlerins pouvaient facilement apercevoir ce tombeau ; il suffisait, dit Grégoire de Tours {^), d'ouvrir les grilles qui fermaient la « f enestella confessionis » : « Qui orare desiderat remotis cancellis accedit super sepulchrum. » Pour ne pas déplacer un monument objet de la vénération universelle (^), on n'avait pas élevé l'autel papal juste au milieu de la basilique, il était un peu incliné sur l'axe de la nef. Un autre petit autel se dressait en avant de la « f enestella » (^).
Constantin et Ste Hélène ornèrent le sarcophage même d'une croix d'or sur laquelle était tracée cette inscription:
« Constantinus aug. et helena aug. hanc domum regalem (auro décorant quam) (^) simili fulgore coruscans aula circumdat. »
La confession, isolée dès l'origine comme aujourd'hui, est toujours restée à la même place ; on a seulement un peu avancé l'autel papal. Un grand nombre de lampes en or brûlaient autour. Toutes les merveilles dont la piété des papes, des souverains et des peuples, s'était plu à l'enrichir ont disparu, soit au IX*^ siècle, par le fait des Sarrasins, soit au moment du sac de Rome, en 1527.
La nef transversale qui séparait l'abside des cinq nefs