‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 130 sur 400 · STE-MARIE-MAJEURE · texte numérisé non relu

STE-MARIE-MAJEURE

S I. Histoire.

LA basilique de Ste-Marie-Majeure s'élève sur l'Esquilin, et proprement sur la partie de cette colline appelée « Esquilinus Cispius », par opposition à 1' « Esquilinus Oppius », où se trouve St-Pierre-aux-Liens. L'Esquilin était primitivement hors des murs : de là dut lui venir son nom, les habitants de la ville s'appelant « inquilini ». Une partie fut renfermée dans l'enceinte de Servius Tullius; la ligne de cette enceinte, dont on voit encore quelques restes, allait en effet de l'endroit où est le ministère des finances à la porte Esquiline, remplacée sous l'Empire par l'arc de Gallien, près de St-Vite. Au-delà de l'enceinte s'étendait de ce côté le « campus sub aggere Servii Tullii », qui sous la république servit de nécropole. Horace (i) fait allusion aux « puticoli » ou fosses communes dans lesquelles on enterrait les pauvres ; or, après 1870, on a retrouvé un certain nombre de ces tombeaux près de St-Eusèbe, au-dessus de sépultures certainement étrusques. Auguste fit de cette nécropole une promenade publique; divers jardins, entre Ste-Marie-Majeure et le Latran, furent réunis à dette époque'; il y avait là en particulier le jardin de Mécène avec la tour d'où Néron contempla et chanta l'incendie de Rome. A ce même jardin appartenait r « auditorium », ou salle de récitation, qui subsiste à l'angle des rues Merulana et Leopardi. Ce monument, en « opus reticulatum », orné de peintures à l'intérieur, fut bâti sur l'ancienne enceinte. Il y avait encore là les « horti Lamiani, Pallantiani, Epaphroditiani, Torquatiani, Tauriani,

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