HisL eccles., 1. IV, c. 29 {P. G., t. LXVII,col
paraît si douteuse que Benoît XIV avait rintention de la supprimer du Bréviaire. Il n'est même pas du tout certain que 1 église ait été primitivement dédiée à la T. Ste Vierge : il faut affirmer le contraire, si on admet que la basilique palatine du Forum s'appela S. Maria Antiqua parce qu'elle avait été la première église de Rome placée (fin du IV^ siècle) sous le vocable de Marie.
La basilique libérienne ne subit aucune modification jusqu'à Sixte III. Elle était décorée de riches mosaïques, dont plusieurs très probablement appartenaient à l'ancienne basilique Sicinienne. Le Liber poutificaUs mentionne des restaurations faites par Sixte III vers 432. Le Concile d'Éphèse venait d'avoir lieu à la fin du pontificat de Célestin I^'', et avait proclamé la maternité divine de Marie (431). Un prêtre de l'Église romaine, Philippe, du titre de St-Pierre-aux-Liens, y avait représenté le pape ; il est possible que Célestin luimême ait eu la pensée de conserver le souvenir de la condamnation de Nestorius en exécutant des travaux à Ste-Marie-Majeure, et que ses projets aient été réalisés par son successeur. Les belles mosaïques de l'arc triomphal sont de cette époque. Celles qui décorent la grande nef paraissent d'un style meilleur, elles seraient donc plus anciennes. L'inscription métrique de Sixte III, dont on a vu un fragment audessus de la porte d'entrée jusqu'au XVP siècle, n'existe plus ; mais le texte en a été conservé par les manuscrits de Tours, de Closterneubourg et de Gottwei (^) :
Virgo Maria tibi Sixtus nova templa dicavi
Digna salutifero munera ventre tuo Te Genitrix ignara viri te denique fêta
Visceribus salvis édita nostra salus Ecce tui testes uteri sibi premia portant
Sub pedibus jacet passio cuique sua Ferrum flamma fere fluvius sevumque venenum
Tôt tamen has mortes una corona manet.
Ces derniers vers font allusion aux martyrs qui dans la