Ovid., Fast., V, 140 ; — Spartien, hi Adrian., XVIII
murs derrière St-Sabas, et que signale le Curiosum ; — le « mutatorium Caesaris », monument inconnu dont parlent des inscriptions recueillies près de St-Sixte-le-Vieux ; — la caserne de la IV^ compagnie des pompiers, on a en effet au XV^ siècle découvert là un diplôme de Septime-Sévère adressé au commandant de cette compagnie, « praefectus vigilum » ; elle devait surveiller la XP et la XIP région;. — surtout les thermes de Caracalla, les mieux conservés de tous les anciens thermes de Rome.
Les thermes de Caracalla furent construits sur des maisons de l'époque républicaine, et de l'époque impériale. Commencés par Caracalla, ils furent achevés sous Alexandre- Sévère et restaurés au VP siècle par Théodoric. Une grande enceinte entourait les salles de bain. La façade, bordée de chambres, s'élevait sur la voie Appienne. A l'opposé était le stade, et au delà un grand réservoir d'eau, approvisionné par r « Aqua Marcia » qu'amenait l'aqueduc d'Antonin. Sur les deux autres côtés de l'enceinte il y avait deux absides, des portiques, des temples, des bibliothèques, des palestres, des restaurants. Au milieu de l'enceinte se trouvaient les bains proprement dits, avec leurs trois grandes salles, « calidarium », « tepidarium » et « frigidarium, » et les chambres latérales correspondantes. Ce monument renfermait de nombreuses œuvres d'art, entre autres le fameux taureau Farnèse, que l'on admire au Musée de Naples, et la mosaïque des Athlètes, qui orne une salle du Musée chrétien de St-Jeande-Latran. Afin de donner à ses thermes une entrée plus monumentale, Caracalla fit ouvrir une nouvelle voie, la « via nova » (^). C'était comme un immense vestibule bordé de boutiques. Dans le voisinage était le marché aux radis, « area radicaria », que mentionnent le plan de Septime- Sévère et le Catalogue des régions. Une inscription du cimetière de Domitille rappelle une certaine PoUecla « quae ordeum bendet (vendit) in via Nova » (^) : il était naturel en
1. Celle du même nom sur le Forum s'appelait plutôt <( Nova via », comme la voie Sacrée s'appelait « Sacra via ».