NOMINE DICTVS ERAT ■ SCÏ SABE F VIT ABBAS
• DE MONTE OPVLO NATVS ET A . PVERITIA SVA HIC MONACHAT •
• PRO MONACHIS ET IPSO ORA TIONES FVNDITE XPO •
Elle dut l'être de nouveau au temps du pape Pie II (XVe siècle), dont on voit les armes sous le toit.
Plusieurs sarcophages antiques 'étaient cachés sous le pavé du moyen-âge. D'autres proviennent du cimetière autrefois contigu à l'église; l'un des plus remarquables est orné des figures des neuf tnuses, un autre porte l'inscription païenne d'une TARRVTIENA • NIGE. Il faut en outre signaler quelques fragments des anciens plutées du IX^ siècle ; dans la cour attenante à l'édifice des restes du cloître, et des débris imposants qui doivent provenir de quelque grand monument du voisinage dont on aura pris les matériaux pour construire ou réparer l'église (^).
I. Sur cette église et sur les inscriptions retrouvées récemment dans les fouilles de St-Sabas on peut consulter A. Bacci dans le Niwvo Btillettino d'arch. a'ist., 1907, p. 15 suiv.
l8o ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
§ VIL Ste-Prisque.
De la XIP région civile nous passons à la XIII^ sur le grand Aventin. Cette colline, bien que comprise dans l'enceinte de Servius Tullius, était en dehors du « pomerium », ou limite sacrée de la ville. On adonné diverses explications de ce fait étrange ; la plus exacte semble être celle de Niebhur : ce quartier à dû être neutralisé parce qu'il renfermait le temple de Diane, qui n'appartenait pas à Rome seule, mais à toute la confédération latine. C'est seulement sous Claude que le « pomerium » fut étendu jusque-là. Une grande rue reliait l'Aventin au Vélabre ; c'était le « clivus Publicius », ainsi appelé du nom de Lucius et Marins Publicius, deux édiles qui le firent tracer au VP siècle de Rome. Ce « clivus » suivait la direction de la rue actuelle de Ste- Sabine. Le temple de Diane s'élevait entre Ste-Prisque et Ste-Sabine (i), et regardait le grand cirque. Il fut consacré par Servius Tullius ; Denys d'Halicarnasse, au temps d'Auguste, assure y avoir encore vu la « lex aedis »de l'époque royale. Sous Auguste, le temple fut restauré par un certain Cornificius, aussi le plan de Septime-Sévère l'appelle-t-il « aedes Dianae Cornificiae ». Près de là, Camille, après la destruction de Véies, avait dédié à Juno Regina un autre temple qui, d'après lei marbre ,d'Ancyre, fut restauré par Auguste. Tite-Live {^), décrivant la procession qui eut lieu pour l'installation de la statue de la déesse, dit qu'elle vint, par le « vicus Jugarius », de la porte Carmentale (piazza Montanara) au Forum, et ajoute: « In foro pompa constitit ; inde vico Tusco Velabroque per clivum Publicium in templum Junonis Reginae. » Ce temple était certainement près de Ste-Sabinei; il est même possible que cette église ait été construite en partie avec ses colonnes et d'autres débris. Enfin un dernier telnple, celui de Jupiter Dolichenus. Le culte de cette divinité venait de la ville de Doliche en Asie-