Hist. nat., VII
Élém. d'archéol. chrét. — IIL ï8
234 ÉLÉMENTS d'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
et l'escalier primitif. On distingue sans peine les différentes couches de terrain, qui se sont superposées en cet endroit.
La Curie devint 'église chrétienne sous Honorius I^^, vers 638. Jusqu'au V^I^ siècle nous trouvons quelques mentions de réunions du Sénat; S. Grégoire nous apprend que de son temps elles n'avaient plus lieu. S. Hadrien, à qui l'église est dédiée, est un martyr oriental, dont le culte s'introduisit à Rome sous la domination byzantine. La date de sa fête (9 sept.) rappelle sa translation de Nicomédie à Rome. L'édifice de la Curie resta jusqu'au XVP siècle à son niveau ancien ; on y avait seulement bâti des pilastres et ouvert une abside. A cette époque on exhaussa le pavé, qui se trouvait à un niveau bien inférieur au sol environnant.
Dans le haut moyen-âge, probablement à l'époque où on délaissa les catacombes pour enterrer dans les titres ou aux alentours, il se forma un petit cimetière près de St-Hadrien. Les dernières fouilles ont fait retrouver des débris de sarcophages et d'inscriptions. Plusieurs tombeaux en forme de « loculi » furent même creusés dans le mur de façade d.e l'église.
On doit espérer qu'on puisse faire des fouilles au-dessous du pavé de l'église où on a pu reconnaître tout récemment quelques traces de l'ancienne salle des réunions du Sénat romain.
§ VIIL Ste-Martine.
Ste-Martine est l'ancien « secretarium senatus ». Avant le percement de la via Bonella, au XVP siècle, elle était unie à St-Hadrien, comme on le voit sur les dessins de Sangallo et de Peruzzi, conservés aux Uffizi de Florence et publiés par M. Lanciani {^). L'identification est absolument certaine, car au XVP siècle on a trouvé dans l'abside de Ste-Martine, encore à sa place primitive, l'inscription suivante de l'an 407, aujourd'hui perdue (^) :