‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 240 sur 400 · I. Dia/., 1. I, c. 2 {F. L., t. LXXVII, col. 157 sq · texte numérisé non relu

I. Dia/., 1. I, c. 2 {F. L., t. LXXVII, col. 157 sq

apaiser tous les deux pour le plus grand bien de l'humanité. On le représentait immolant un taureau, comme symbole du soleil qui entre dans sa période de plus grande force en avril, sous le signe du taureau. Le culte de cette divinité fut importé à Rome vers la fin de la république (i). Ses temples étaient des cavernes, dont la voûte, image du ciel, était percée d'ouvertures qui figuraient les astres. Il se développa beaucoup, aux IP et III^ siècles, avec celui d'Isis et Sérapis. Rome possédait plusieurs « spelaea » mithriaques, publics ou privés ; on en a constaté près du Vatican, près de St-Martin des Monts (1885), au-dessous de l'Ara caeli (XVP siècle), près de St-Sylvestre in Capite (1868). Plusieurs inscriptions qui en proviennent sont dans la galerie lapidaire du Vatican et dans d'autres musées ; elles portent la formule D • S • I • M • S, « Deo soli invicto Mithrae sacrum». Vers le IIP siècle, les adorateurs de Mithra imitèrent les rites chrétiens : « Ipse Pileatus christianus est », disait un prêtre de la secte, dont S. Augustin {^) rapporte le mot. Tertullien nous apprend qu'ils avaient comme un baptême, une confirmation, une Eucharistie : « Tingit et ipse (diabolus) quosdam, utique credentes et fidèles suos; expositionem delictorum de lavacro repromittit ; et si adhuc memini, Mithra signât illic in frontibus milites suos, célébrât et panis oblationem, et imaginem resurrectionis inducit, ef sub gladio redimit coronam (^) ». Le mot « miles » rappelle un des degrés de la secte; les mots « sub gladio coronam », les cérémonies de l'initiation et l'épée qui figure souvent dans la décoration des temples mithriaques. Au IV^ siècle, le culte mithriaque est le grand ennemi du christianisme; un de ses plus célèbres adeptes à cette époque fut le fameux Nicomaque Flavien, qu'un poème satirique de l'époque montre cherchant le soleil sous terre (*). Une des inscriptions trouvées près de St-Sylvestre porte la date de 392. Le tem-

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