LA LEGENDE DE SISINNIUS
arrachant une arête de la gorge d'un enfant. Au fond de la nef, à droite en sortant, un autre grand tableau très effacé
Eléni. d'archéol. chrét. — II L
298 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
représentait les miracles du célèbre abbé de Fondi, S. Libertinus, dont S. Grégoire parle dans ses Dialogues (i) ; cette peinture remontait peut-être au VIP ou au VHP siècle.
Traversons le « narthex » et entrons dans la nef latérale de droite. Des peintures qui devaient décorer la paroi il ne reste plus que quelques scènes. D'abord l'histoire du martyre de Ste Catherine. Puis, dans une niche qui forme comme un autel, yne belle Madone byzantine avec l'Enfant Jésus tenant le livre des Évangiles ; à ses côtés, Ste Catherine et Ste Euphémie, et le sacrifice d'Abraham. L'artiste a placé au sommet de l'arc un buste du Sauveur. Plus loin un tableau colossal, comprenant une cinquantaine de personnages, dont on ne distingue plus que les têtes : D'après plusieurs archéologues il représenterait le concile tenu là par S. Zosime en 417. D'autres pensèrent dès l'époque de la découverte qu'on y devrait reconnaître plutôt le jugement dernier (v. Christliches Kunstblatt, 1859, T. 12, pag. 96). Cette ancienne opinion a été tout récemment présentée comme nouvelle par Mons. Wilpert. A l'extrémité, un portrait du Sauveur tenant un livre, dans le style byzantin (VIP ou VHP siècle). Tout à l'extrémxité de la nef, il reste quelques mots d'une inscription peinte qui se terminait par cette humble demande : (tu qui) LEGERIS LECTOR ' DIC INDIGNO //// OK MISERERE DS.
Enfin sur le mur qui sépare de la grande abside celle de la nef latérale (maintenant dans la fausse nef), on a représenté Notre-Seigneur dans les limbes, et à côté le portrait byzantin d'un pape qui porte le nimbe carré.
. Avant de remonter à la basilique supérieure, nous pouvons parler d'un autre monument qui fait suite à la maison antique et dans lequel on pénétra en 1870. C'est une grande salle voûtée, de forme rectangulaire, le long de laquelle s'étend un « podium» orné des symboles du culte persan. Elle est tout à fait semblable au temple mithriaque d'Ostie et avait la même destination. Mithra était pour les Persans un dieu intermédiaire entre le dieu du bien (Ormuzd) et le dieu du mal (Ahrimane), sorte de rédempteur chargé de les