STE-FÉLICITÉ
Ceux-ci couvraient presque tout l'Esciuilin Oppius. Ils sont rappelés dans une longue inscription ancienne ('), dans le Catalogue des régions et dans le Liber pontificalis (-), qui les mentionne près de St-Martin. C'est bien à cet endroit qu'a été retrouvée (XVP siècle) l'inscription commémorative de la restauration faite par le préfet Julius Félix Campanianus.
Dans le vestibule des Thermes de Titus on a reconnu des traces de peintures chrétiennes assez grossières, du IX^ ou X^ siècle. Elles ont été détachées et transportées au Musée national. Il y avait donc là un petit oratoire, mais on ignore son nom, on sait seulement qu'il en existait plusieurs autour du Colisée.
Un autre oratoire avait été érigé dans une salle des Thermes de Titus, à gauche de l'entrée actuelle. Les peintures de l'abside sont aujourd'hui très dégradées; mais quand elles furent découvertes par Fea, en 1812, elles étaient en bien meilleur état et on put en faire des reproductions : il y a une de ces copies dans la bibliothèque Vaticane, J. B. de Rossi en avait une autre qu'il a publiée dans son Bulletin (•^). Elles prouvent que l'oratoire était dédié à Ste Félicité; aucun catalogue ne le mentionne. Ces peintures datent du VP siècle. Elles représentent, en haut, l'Agneau divin avec les brebis qui sortent de Jérusalem et de Bethléem; le Sauveur portant le nimbe cruciforme et couronnant Ste Félicité crante. La sainte, désignée par cette qualification « Félicitas cultrix Romanarum », est entourée de ses sept fils désignés par leurs noms ; aux extrémités, deux jeunes gens qui, portant l'un une clef, l'autre un bâton, seraient, d'après de Rossi, les geôliers des martyrs, « clavicularii carceris custodes », selon l'expression d'une inscription de Lyon. Les enfants sont de plus petite taille que leur mère; elle a à sa droite
FILIPVS, MARTIALIS, SILANVS; à sa gauche, FELIX, VITALIS,
ALEXSADER, ZENVARIVS; tous tiennent à la main une cou-