‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 244 sur 400 · Cf. Adinolfi, Laterano e via Maggiore, Roma · texte numérisé non relu

Cf. Adinolfi, Laterano e via Maggiore, Roma

4. Denuvuno argenieo Benedicti III P. M. dissertado, Rome, 1749-

308 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

mé avec Lothaire qui mourut en 855. la même année que Léon I\'. Cette histoire de la papesse Jeanne est racontée pour la première fois au XIIP siècle par Martin de Pologne; les historiens sérieux, même protestants, comme Gregorovius, la rejettent aujourd'hui. Peut-être serait-il permis d'y voir un souvenir du caractère faible du pape Jean XI ,931-936.

§ II. Ste-Félicité.

Près de St-Clément nous voyons les ruines de la maison dorée de Xéron, des Thermes de Titus et de ceux de Trajan.

La « domus transitoria » de Xéron brûla en 64 dans Tincendie de Rome. Aussitôt après il se construisit un palais splendide, qui fut continué par Othon. Suétone H nous en a laissé la description; ce palais était si orné de peintures que Pline (-), parlant d'un artiste nommé FabuUus, nous dit : « Carcer ejus artis domus aurea fuit ». Xéron fit arriver jusqu'à sa maison 1' « aqua claudia » du temple de Claude; elle venait se jeter dans les « stagna Xeronis », où devait plus tard s'élever le Colisée (^). Le réservoir des « sette sale », entre St-Pierre-aux-Liens et St-Martin. était affecté au service des thermes.

Les Thermes de Titus remplacèrent ce palais. Titus les construisit à la hâte, « velocia munera thermas », comme les appelle Martial (*). Le portique découvert en 1895 près du Colisée en formait l'entrée; de là un escalier conduisait à une maison privée de l'empereur. C'est dans cette maison qu'était, au témoignage de Pline (^). le fameux groupe du Laocoon. M. Lanciani, à l'aide d'un dessin de Palladio, a démontré que ces thermes étaient beaucoup moins étendus qu'on ne le disait anciennement, et que la plus grande partie des ruines identifiées avec eux appartenaient aux thermes de Trajan.

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