‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 250 sur 400 · ST-PIERKE-AUX-LIENS · texte numérisé non relu

ST-PIERKE-AUX-LIENS

C'est une imitation du poème d'Arator. Enfin une dernière inscription faisait aussi allusion à la relique :

Solve iuvante deo terrarum petre catenas Qui facis ut pateant coelestia reg"na beatis Ipse tua petre disrumpere vincula iussit Qui te constituit mundanos solvere nexus.

Celle-ci était inspirée d'une autre inscription, qui se lisait sur la porte de la basilique de St-Pierre à Spolète. Un évêque du V^ siècle, après avoir construit cette église, y avait placé des « patrocinia » de plusieurs saints, en particulier une relique de la chaîne, de S. Pierre; et comme Spolète est située sur la voie Flaminienne, il invitait dans cette inscription tous les voyageurs qui se rendaient à Rome ou en revenaient à entrer dans son église, où ils pourraient vénérer, sinon le corps de l'Apôtre, au moins son esprit (^) :

Sed non et meritum monumenta includere possunt Nec quae corpus habent saxa tenent animam.

Nous avons d'autres exemples de reliques de S. Pierre transportées hors de Rome. Ainsi Justinien P"", au VP siècle, demande « de catenis SS. Apostolorum si possibile est et de craticula B. Laurentii martyris {^) ». S. Grégoire parle d'une chaîne de S. Paul qui se conservait à Rome et qu'on limait pour en avoir des reliques; on devait faire de même pour celle de S. Pierre {^). Il devait y en avoir dans l'église de St-Pierre-aux-Aliscamps près d'Arles (*).

La basilique a conservé la forme qu'elle avait sous Sixte III, le pavé a seulement été un peu exhaussé. Les vingt colonnes proviennent de quelque monument classique; elles sont en marbre de Paros, et de style dorique. L'arc triomphal est soutenu par deux autres colonnes plus hautes, en granit, de style corinthien. Les deux petits autels latéraux sont encore à leur place. Les mosaïques de l'abside n'existent

1. De Rossi, Bullett.y 1871, p. 112 sq. ; Inscript. ^ t. II, p. i^, p. 113.

Page 1