Cf. Bullett. di archeol. comun
5. Cf. Itinéraire des catacombes, p. 67 ; — de Rossi, Rom. sott.^ t. I, p. 163.
Urbain VIII qui confia la direction des travaux au Bernin. De l'édifice ancien il ne reste que les colonnes et la forme basilicale. Les reliques de la Sainte sont dans une urne d'albâtre sous l'autel majeur; sa, statue est un des chefs-d'œuvre du Bernin. J. B. de Rossi a copié dans un ms. de la bibliothèque Chigi une inscription d'abbesse qui était encore dans l'église au XVI^ siècle.
L'inscription peut être du XI^ siècle: il y aurait donc eu un monastère antérieur à celui d'Honorius III.
Une autre inscription du moyen-âge, placée sous le portique, mentionne le cimetière « ad ursum pileatum », et les nombreux martyrs qui y auraient été ensevielis. En entrant à gauche on voit une petite colonne en marbre rouge à laquelle Ste Bibiane aurait été liée pendant son martyre.
§ IX. Ste-Croix-de-Jérusalem (').
Cette basilique doit certainement son origine aux rapports qui, au IV^ siècle, existaient entre Rome et Jérusalem. Fréquemment de nobles chrétiens d'Occident se rendaient en pèlerinage aux Lieux Saints ; nous en avons, entre autres preuves, le célèbre Itinéraire de Ste Sylvie, si important pour la topographie et la liturgie {^). On eut tout naturellement le désir d'avoir à Rome même un souvenir de Jérusalem, un lieu consacré au mystère de la Rédemption; on choisit pour cela la région où s'élevaient la basilique du Sauveur et le palais pontifical, et on l'appela Jérusalem. Le Liber pontificalis, dans la biographie du pape Sylvestre, dit que Constantin y érigea une église « in palatio Sessoriano » : « Ubi et nomen ecclesiae dedicavit quae cognominatur usque in hodiernum diem Hierusalem. »
Le nom de « Sessorianum » est classique. Plutarque (^) le mentionne comme celui du lieu des exécutions capitales;
1. Cf. Besozzi, Storia di S. Croce in Gerusalemme, Roma, 1750-
2. S. Sylviae Aquitanae peregrinatio adiocasancia, éd. Gamurrini, Rome, 1887.