Cf. Eléments, t. I, p
2. Armellini, Chiese, 2^ éd., p. 1 95, a donné une description de ces peintures.
374 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
§ IV. St-Laurent-in-Panisperna.
Les Actes de S. Laurent placent son martyre près des Thermes d'Olympiade. Des fragments de mosaïques représentant des poissons, découverts près de St-Laurent-in-Panisperna et transportés au Musée du Capitole, peuvent en effet provenir d'établissements thermaux. Il y aurait ainsi analogie entre le martyre du saint diacre et celui de Ste Agnès, qui eut, elle aussi, à souffrir près d'un édifice de ce genre, les thermes d'Alexandre Sévère. L'indication topographique des Actes est précisée par l'Itinéraire d'Einsiedeln, qui au VI 11^ siècle place ici l'église « S. Laurentii in Formoso ubi assatus est ». Ce qualificatif « in Formoso » lui vint, ou de sa beauté, ou de sa position, ou plutôt du nom de son fondateur. De fait un manuscrit cité par Bianchini (^) appelle cette église: « Ecclesiam ipsius martyris Laurentii
quam Formosus fecit. » Mlais il ne s'agit pas, comme inclinait à le penser Armellini (-), du pape Formose, qui vécut un siècle après la composition de l'Itinéraire d'Einsiedeln. Le Liher pontificalis, parlant de la restauration faite par; Hadrien 1^1", nomme l'église « ad Formosum ». Jean, chanoine de Latran au temps d'Alexandre III, rappelle le souvenir qui s'y rattachait du martyre de S. Laurent: « ubi positus est in craticula ». Au XI IP siècle, nous trouvons pour la première fois le vocable « in Panisperna », dans une inscription rapportée par Galletti {^) : « Cappellanus in sco Laurentio in panisperno ». L'origine de ce mot est incertaine; peut-être vient-il du mot perpennia ou perpenna, qu'on a remarqué sur une inscription trouvée en ce lieu; peut-être se rapporte-t-il à des distributions de pain et de jambon qui se seraient faites dans cette basilique, en souvenir de la charité de S. Laurent envers les pauvres.
Du IX^ au XlIIe siècle, l'église fut desservie par des Bénédictins, qui avaient leur couvent à côté. Honorius III