‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 294 sur 400 · STE-AGATHE · texte numérisé non relu

STE-AGATHE

la consacra solennellement le 16 mars 1222. Bonifacc VIII la donna au chapitre de St-Jean-de-Latran. En 1308, elle passa aux Clarisses, pour lesquelles le cardinal Colonna bâtit un des plus beaux couvents de Rome, transformé aujourd'hui en institut scientifique. Ste Brigitte fréquentait souvent cette église; elle mourut dans le voisinage, ainsi que le rapporte la bulle de Boniface IX (1390), et son corps y fut déposé pendant quelque temps avant d'être transporté à Valstena en Suède. Au XVI^ siècle, le savant cardinal Sirleto y fit une grande restauration qui la transforma complètement. Des traces de l'ancien « atrium », la chapelle inférieure qui formait jadis la confession, et qu'on appelle « chapelle du four », parce qu'on y montre l'endroit où aurait été posé le gril de S. Laurent: voilà tout ce qui reste de l'église primitive. La dernière restauration date de 1893; elle a été exécutée à l'occasion du jubilé épiscopal de Léon XIII, qui fut consacré évêque dans cette église. On a fait alors la reconnaissance des restes des SS. Crispus et Crispinianus et d'une relique de Ste Brigitte.

§ VL Sle-Agathe (•).

Ste-Agathe est située, comme le remarquent plusieurs documents anciens, « in capite Suburae ». Ce nom de Subure remonte à une haute antiquité, mais on n'en a pas donné d'étymologie acceptable : suivant Varron (^), il signifierait « quod sub muro terreo carinarum » ; suivant Festus (^), « a stativo praesidio quod solitum sit succurrere Exquiliis, infestantibus eam partem urbis Gavinis. » Le quartier appelé « Carinae » se trouvait en effet près de là, au-dessous de l'Esquilin Oppius, vers la Piazza délie Carrette qui s'appelait encore au XVI P siècle Piazza Carina; mais il faut avouer que la parenté entre les deux noms est assez difficile à apercevoir. Du moins la position de la Subure est bien

1. Cf. Fioravante, Diaconia S. Agathae iii Suhura descripta illusiraia, Rome, 1638. — Maïucchi, S. Agatadei Go'?', dans le Giornale arcadico, 1891.

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