I. Papiri diplomatici, n. I
392 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
n'en a pas moins un certain intérêt, parce qu'il nous fait connaître les limites de la paroisse au moyen-âge: « A via ubi est calix marmoreus (^)... et inde itur juxta ecclesiam S. Marcelli et declinatur ad laevam ante ecclesiam S. Mariae quae est in via Lata et deinde recto itinere producitur per viam quae est sub monte Tarpeio usque ad arcum Argentariorum {^) et inde itur in viam ad leavam per viam secus hortum qui dicitur mirabilis (^) atque per scalam mortuorum fit ascensus per cavam montis usque ante caballos marmoreos recta via ac inde vertitur ante arcum pacis... ad Pincianam... super formam virginem (^) juxta monumentum... usque ubi dicitur cannella » (^).
§ III. Ste-Maria-in-via-Lata (^).
Plusieurs arcs de triomphe se dressaient sur la voie Flaminienne, le Corso actuel. Près de la porte « Ratumena », il y avait celui de Domitien, que le moyen-âge appela « arcus argentariorum » et aussi « arcus manus carneae », d'où on a fait « Macel de'Corvi ». Plus loin, devant Ste-Marie in via Lata, on voyait l'arc dédié à Dioclétien et Maximien; ce monument n'a été détruit que sous Innocent VIII, et il en existe dans la villa Medici des fragments avec les mots VOTIS-X- ET XX C). Derrière cet arc, sur l'emplacement du Collège romain, se trouvaient les « septa Julia », c'est-àdire le lieu de réunion des comices centuriaux, dont l'enceinte (« septa »), d'abord en bois, avait été refaite en marbre par Jules César et Auguste. Ils étaient traversés par raqueduc de r « aqua Virgo », qui passait à St-Ignace; il paraîtrait même que les pierres de l'aqueduc auraient servi à construire cette église et le Collège romain. Lie plan capitolin, qui
1. Sans doute le « cantharus » de l'ancien « atrium », conservé aujourd'hui dans la cour d'un palais voisin.