STE-MARIE-IN-VIA-LATA
mentionne les « septa Julia », place au. delà un grand jardin public et le groupe des monuments consacrés au culte égyptien d'Isis.
Si l'on s'en rapportait au roman fantaisiste de Martinelli (i), l'église de Ste-Marie-in-via-Lata serait la plus ancienne et la plus célèbre de Rome. Martinelli s'est appuyé sur l'ancien office liturgique de cette église p). Ce document est certainement postérieur au X^ siècle, il remonte peut-être au XI V^; il fourmille d'erreurs et n'a aucune autorité. On y raconte; que S. Pierre et S. Martial habitaient en ce lieu: « B, Martialis morabatur in loco qui dicitur via Lata », que S. Paul y demeura aussi avec S. Luc, que l'un y aurait écrit ses Épîtres et l'autre les Actes des Apôtres : « Oratorium B. Martialis remansit B. Paulo apostolo et B. Lucae evangelistae ubi in oratorio continuo persistentes Apostolus scribebat diversis provinciis, etc. » Or les Actes de S. Martial (^), légendaires eux aussi, mais plus anciens, ne disent rien de cette prétendue habitation du Saint sur la Via Lata, et il est beaucoup plus vraisemblable que S. Paul ait demeuré près des « castra Praetoria ». Aussi bien le caractère de cet endroit de la Via Lata ne permet guère d'y supposer une maison privée: il faudrait la mettre dans Iq portique qui entourait les « septa Julia ». Ce sont précisément des restes de ce portique que l'on voit dans le souterrain de l'église. II y eut là un oratoire; on y voit des peintures du XI^ siècle, parmi lesquelles S. Paul martyr, le compagnon de S. Jean, ce qui a donné lieu à la légende.
Pendant les pontificats de Léon III et Nicolas l^^, cette église était certainement une diaconie (*); on avait pu en établir les services dans le portique des ^ septa Julia » vers le VP siècle. Innocent VIII la restaura à la fin du XV^ siècle. Alexandre VII y transporta la station fixée auparavant à St-Cyriaque-in-Thermis. Cette dernière et très ancienne église était alors abandonnée, et jusqu'à notre époque on