‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 350 sur 400 · I. Cf. de Rossi, Biillett., i866, p. 76, 94 ; — et Musaici · texte numérisé non relu

I. Cf. de Rossi, Biillett., i866, p. 76, 94 ; — et Musaici

STE-MARIE-DUTRANSTÉVÈRE. 437

Au centre de cette belle composition, on voit assis, Notre-Seigneur et la Très Sainte Vierge, en costume byzantin, le Sauveur posant sa main droite sur l'épaule droite de la Vierge ; à leur gauche, S. Pierre, S. Calixte, S. Jules et S. Calépode; à leur droite, S. Corneille, S. Laurent, le pape Innocent II ayant en main une réduction de la basilique. Sur le livre que tient le Sauveur on lit ces paroles : VENi electa mea et ponam IN TE THRONVM MEVM ; et sur celui de la T. Ste Vierge: LEVA EIVS SVB CAPITE MEO ET DEXTERA EIVS AMPLEXAisi- TVR ME. Au-dessous sont représentés lAgneau divin et les douze brebis; en haut, la main divine sortant d'un nuage, et le monogramme constantinien ; à la partie extérieure, la croix et les lettres apocalyptiques Aw, les symboles des quatre Évangélistes, les prophètes Isaïe et Jérémie avec les inscriptions: ECCE VIRGO CONCIPIET ET PARIET FILIVM — XPC DNS CAPTVS EST IN PECCATIS NOSTRIS, qui font comprendre que l'oisseau en cage ,figuré à côté, est un symbole, rare d'ailleurs, de l'Incarnation du Verbe dans le sein de Marie.

Les sept tableaux en mosaïque de la zone inférieure, attribués au célèbre peintre romain Pierre Cavallini (^), sont du XI IP siècle. C'est une série de scènes de la vie de la T. Ste Vierge p). On y remarque un personnage à genoux appelé BERTOLDVS FILIVS PET; ce Berthold était fils de Pierre Stefaneschi et majordome de Nicolas IV. Il y a aussi l'inscription :

VlkGO DEVM COMPLEXA SINV SERVANDO PVDOREM VIRGINEVM MATRIS FVNDANS PER SFXVLA NOMEN RESPICE COMPVNCTOS ANIMOS MISERATA TVORVM

Le pavé de la basilique est en « opus romanum », dans le genre des travaux des Cosmates. Il a été fortement restauré sous Pie IX, ainsi que l'autel.

1. Cet artiste travailla aussi à la basilique Vaticane, à VAra cae/i, etc. Cf. Guiraud, V Église et les origines de la Renaissance^ p. 12 sq.

2. <( Les mosaïques de Ste-Marie du Transtévère se ressentent beaucoup de l'influence de Giotto... Par la science de la composition, la vie des figures, la beauté du dessin et des couleurs, elles témoignent d'une véritable révolution dans l'art ; les Cosmati étaient dépassés. » J. Guiraud, lac. cit.

43^ ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

Innocent II, enterré d'abord à Ste-Marie-du-Transtévère, a été ensuite transporté au Latran. Son premier tombeau resta longtemps dans l'oubli; Pie IX l'a fait décorer. La basilique transtévérine renferme plusieurs beaux monuments sépulcraux postérieurs au XV^ siècle; on peut noter ceux du cardinal Armellini, qui mourut pendant le sac de Rome (1527), et du célèbre archéologue Mgr Bottari.

§ II. Ste-Gécile {').

Le lieu oii s'élève l'église de Ste-Cécile ne fit pas d'abord partie du Transtévère proprement dit. Il s'y construisit cependant des habitations, — les récentes fouilles l'ont prouvé, • — dès les temps de la république. La ligne du «pomerium» s'étendit bientôt jusque-là; on a en effet trouvé sous la basilique, malheureusement pas à sa place primitive, un des cippes qui formaient cette ligne, il est du temps de Vespasien (75):

Imperator Cae

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