ST-PIERRE-IN-MONTORIO
Dans l'expression de l 'avant-dernier vers: « Micat haec domus intus et extra », on pourrait soupçonner une allusion au vocable de l'église, « in mica aurea ».
Il y a encore à remarquer dans ce cloître l'épitaphc de Marguerite Maleti qui rappelle l'épouvantable sac de Rome de l'an 1527. — A gauche du cloître, à côté de l'escalier de l'hospice actuel, qui a succédé au monastère des Clarisses, on peut voir un fragment de pavé en mosaïque représentant des poissons et des divinités aquatiques. C'est peut-être une partie du bassin de la « naumachia » déjà indiquée.
§ V. St-Pierre-in-Montorio,
Suivant une vieille légende, Janus aurait bâti une ville sur le Janicule, comme Saturne sur le Capitole:
Hanc Janus pater, hanc Saturnus condidit arcem: Janiculum huic, illi fuerat Saturnia nomen (^).
Il y eut en effet de très bonne heure un village sur cette colline : une inscription archaïque, trouvée en 1861 près de la place Mastai, parle du « pagus Janiculensis » (^). Au sommet était une des deux citadelles de Rome, attribuée à Ancus Martius : « Janiculum quoque adjectum, non inopia locroum, sed nequando ea arx hostium esset, id non muro solum, sed etiam ob commoditatem itineris ponte Sublicio tum primum in Tiberi facto conjungi urbi placuit » (•^). Des murs parallèles devaient descendre du Janicule au Tibre; le pont était au milieu, à peu près au même endroit que le pont Palatin d'aujourd'hui, comme permet de le conjecturer le cippe de Vespasien trouvé à Ste-Cécile. La forteresse a été remplacée par St-Pierre in Montorio. La « porta Janiculensis » (porte St-Pancrace) y donnait accès (*).
Le manuscrit de Turin cite une « ecclesia S. Pétri montis aurei » (^). C'était, dès le XI le siècle, une des vingt ab-