I. Voir Itinéraire des Catacombes (Cim. de Priscille
çipales de sa vie. S. Cyprien (^) donne la date exacte (258) de la mort du pape Sixte II; or S. Laurent fut immolé trois jours après le pape, comme l'indiquent les martyrologes : « Post passionem beati Xysti post tertio die passus est beatus Laurentius », dit le martyrologe hiéronymien. D'après une tradition qui existait dès le \'III^' siècle et qui se trouve consignée dans V Itinéraire ^d'Eitisiedeln, c'est dans les Thermes d'Olympiade, au Viminal, que S. Laurent fut brûlé sur un gril; ce souvenir est consacré par l'église de S. Lorenzoin-Panisperna : « Sti Laurentii in Formonso ubi ille assatus est. » Les doutes que l'on a essayé d'élever sur la nature de son supplice sont d'avance réfutés par un hymne de Prudence et par une médaille de dévotion, au plus tard du V*^ siècle, où la tradition est clairement exprimée. La prière que, suivant Prudence, le diacre mourant aurait faite pour la conversion de Rome païenne, ne contribua pas peu au développement de son culte: on le vénérait presque à l'égal des Apôtres. Son corps fut transporté, par un prêtre Justin, ciui n'a rien à faire avec le martyr apologiste du IP siècle, dans la propriété de Cyriaque sur la voie Tiburtine. On dut déposer le martyr dans un cimetière privé, parce que les cimetières de l'Église romaine avaient été confisqué sous Valérien (258). Plus tard, probablement sous Dioclétien, celui de Cyriaque le fut également, ainsi que le rapporte le Liber pontificalis dans la biographie de S. Sylvestre. Il fut restitué à l'Église par Maxence.
Le tombeau de S. Laurent resta toujours au même endroit; celui de Ste Cyriaque était peut-être à côté, dans la petite chapelle latérale à gauche à ^un niveau plus bas.
La basilique fut, comme celle de Ste-Agnès, érigée par Constantin (^). Elle était au niveau de la crypte actuelle, ainsi que permettent de le constater les galeries qui arrivent jusque derrière le tombeau de Pie IX. L'entrée était plus élevée ("'). A cette basilique appartiennent les colonnes de