I. Cf. supr., p
47^ ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
sa place. A l'intérieur de la maçonnerie même de l'autel on put revoir, au mois de novembre 1901, l'urne en argent contenant depuis Paul V les reliques de Ste Agnès et de Ste Émérentienne. Enfin on reconnut l'existence de fondations d'une abside antérieure à l'abside actuelle : ce serait probablement celle de Constantin restaurée par Symmaque (^).
VOUrK DU MAUSOLÉE THi STE-CONS'J"ANC?: (IV« siècle).
A quelques pas de la basilique s'élève un autre monument qui a d'intimes relations avec elle et qui remonte pareillement à l'époque constantinicnne, le mausolée de Ste Constance. Il fut, jusqu'au XIX^' siècle, appelé Temple de Bac-
I. Voir la 2' édition de mon Itinéraire des Catacofubes, où les dernières découvertes sont décrites plus longuement.
chus, à cause des scènes de vendange qui y sont peintes. Mais sa forme et les ruines ciui l'entourent prouvent que c'était le mausolée impérial. C'est de là que fut transporté au Vatican, vers la fin du XVI 11^ siècle, le sarcophagtf qui fait pendant à celui de Ste Hélène. Les mosaïques de la voûte annulaire sont les plus anciennes mosaïques chrétiennes que l'on connaisse : on y voit, un peu caché, le symbolisme de la vigne et la figure de l'agneau. Celles des absides latérales, jugées du VI« siècle, remonteraient aussi au IV^, suivant M. Mùntz : on y distingue, à droite, Dieu le Père au milieu de dix palmiers, et Moïse recevant les tables delà loi; à gauche, le Sauveur, et S. Pierre recevant la loi du Nouveau Testament. Au-dessus de l'endroit où était le sarcophage de Ste Constance, la voûte est ornée d'étoiles parmi lesquelles brille le monogramme du Christ. Les mosaïques du dôme ont été dégradées parles peintures du XVI P siècle; le P. Garrucci en a retrouvé la copie dans un manuscrit de TEscurial. On y voyait la représentation du baptême. Ce fait et la découverte de murs circulaires au milieu de la rotonde ont fait penser que ce mausolée avait pu servir de baptistère ; mais la chose n'est pas démontrée.
Dans tous les cas n'est pas soutenable l'opinion du P. Jubaru qui voudrait appliquer à ce monument l'épigramme baptismale du recueil de Verdun, épigramme qui appartenait sans doute au cimetière de Priscille, parce qu'elle a été copiée avec les autres inscriptions de ce cimetière et n'a rien à faire avec la voie Nomentane(i).
§ II. Basilique de St-Laurent-hors les-Murs.
L'histoire de S. Laurent, diacre et martyr, est bien connue. Nous avons de ses Actes plusieurs recensions faites à une épKKtue postérieure, au plus tôt au V® siècle. Beaucoup d'autres documents nous permettent de fixer les lignes prin-