ÉGLISE DE ST-URBAIN
très bien conservé: on y voit encore des pilastres, et à la voûte des restes de décorations dont l'une devait repr^^ senter Hérode Atticus et sa femme.
Autour le la villa était un hameau appelé Triopaeum.
Le christianisme y pénétra de bonne heure. D'après J. B. de Rossi, là aurait vécu S. Urbain évêque, qui aurait été confondu avec S. Urbain, pape soiis Alexandre Sévère. JEt toujours d'après le même de Rossi ce fut lui qui enseylelit
PEINTURE DE l'ÉGLISE SUPÉRIEURE.
S^e Cécile, et qui fut martyr comme elle dans la persécution de Marc-Aurèle. Les Itinéraires indiquent le tombeau d'un Urbain dans le cimetière de Prétextât; mais d'après le livre pontifical, l'Urbain de Prétextât, serait le pape. Au' pape fut dédié l'ancien temple d'Annia Regilla: et il est certain qu'au IX^ siècle le culte de S. Urbain était rattaché à ce mbnument. Pascal I^i- transféra son corps à l'intérieur de Rome: nous en avons un précieux souve-
nir dans la peinture qui orne la petite chapelle souterraine. Cette peinture est du même style que les mosaïques du IX^ siècle, particulièrement celles de S^^ Marie in Domnica: elle représente la T. S^^ Vierge tenant l'Enfant Jésus sur sa poitrine et ayant à sa droite S. Urbain et à sa gauche S. Jean. Elle était destinée, comme celles de S. Corneille à St-Calixte et de S. Valentin, à perpétuer le souvenir du martyr local.
L'église de St-Urbain resta longtemps encore en vénération; elle fut restaurée et peinte au XP siècle. Les sujets, traités dans le style médiéval, sont des épisodes da Nouveau-Testament d'une part, et de l'autre des scènes de l'histoire de S. Urbain pape, tirées de la lég'ende. Au centre, derrière l'autel, on voit le Sauveur entouré d'Anges et bénissant; en face, au-dessus de la porte d'entrée, le Christ en croix, attaché avec quatre clous, et au-dessous une inscription qui donne le nom de l'artiste et la date de son œuvre (1011):
f BONIZZO FRT A XPI • MXI
Ces peintures sont fort intéressantes pour l'histoire de l'art italien.
L'église fut ensuite . tout à fait abandonnée. Le pape Urbain VIII voulut la remettre en honneur et fit restaurer les peintures. Mais elle fut encore délaissée, employée même à des usages profanes, jusqu'à ce que la famille Barberini, qui en est propriétaire, la rendît récemment à sa première destination.
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