‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 396 sur 400 · CATALOGUE ALPHABETIQUE DE TOUTES LES ÉGLISES DE ROME · texte numérisé non relu

CATALOGUE ALPHABETIQUE DE TOUTES LES ÉGLISES DE ROME

Agathe (Ste) des Goths. :Dupr,, p. 375.

Agathe (Ste) du Transtévère.

Près de St-Chrysogone, construite sur l'emplacement de la maison de S. Grégoire II vers 725, réédifiée au commencement du XVIIPsiè cle. Cf. P. L., t. cxxviii, col. 979.

Agnès (Ste) à la place Navone.

Supr., p. 416.

Agnès (Ste) hors-les-Murs.

Supr., p. 469. 7

Aignan iSt), via Bocca délia verità. Dédiée d'abord à la T. Ste Vier^ge, puis à S. Aignan, patron des savetiers, qui la firent réparer au XVI I^ siècle. Elle fut restaurée de nouveau au XIX^ siècle.

Alexis (SI), Supr., p. 196.

Alphonse (St), sur l'Esquilin.

Ég'lise de style gothique italien, bâtie par les Rédemptoristes en 1855, près de leur couvent, dans l'ancienne villa Caserta. — On conserve, au-dessus du grand autel, l'image de N.-D du Perpétuel Secours, apportée d'Orient à la fin du XV^ s., longtemps vénérée dans l'église de St-Matthieu, puis, après

quelque temps d'oubli, transportée solennellement à St- Alphonse.

Ambroise (St) dalla Massima.

Fondée au VII^" s. dans le portique qui partait du temple « d'Hercules musarum» pour faire le tour du Champ de Mars et qu'on appela au moyen-âge « porticus inaxima ».

L^église et le monastère étaient dédiés à la T. Ste Vierge et aux SS. Etienne et Ambroise. La tradition rapporte que le saint évêque de Milan habita en cet endroit. Cf.

Lih. Pont., in vit. Leonis III.

Ames du Purgatoire, près du Pont Saint-Ange. Chapelle provisoire, mais déjà très fréquentée, où on célèbre chaque jour un grand nombre de messes pour les âmes du Purgatoire en union avec le Sacré-Cœur.

Anastasie (Ste). Supr., p. 246.

André (St), au Latran. Le pape Honorius l^^ fonda dans sa maison paternelle un monastère et une église sous le vocable de S.André; ils furent réédifiés par Hadrien 1^^ (Lih. Font.). A la fin du XIIP s. le monastère devint un hôpital qui existe encore aujourd'hui.

I. Il sera utile aux lecteurs d'avoir ici les noms de toutes les églises actuelles de Rome, avec des renvois pour celles dont nous avons traité au cours de ce volume, et avec quelques indications sommaires pour les autres qui, n'ayant pas ou peu d'importance archéologique, ont été exclues de notre description. Ce catalogue a été dressé, principalement d'après Nibby et Armellini, par MM. Claude et Poullet, de la procure de Saint-Sulpice. J'exprime ici à ces messieurs tous mes remerciements. Le caractère de l'ouvrage dispensait de mentionner les églises détruites. Quant à certaines petites églises qui n'offrent aucun intérêt historique, il suffira de mentionner leur nom.

André (St), à! Montecavallo.

•Gracieuse église bâtie par Camille Pamphili, neveu d'Innocent X, sur les dessins du Bernin, près du noviciat des P. Jésuites et sur remplacement d'une ancienne église paroissiale appelée S. Andréa de Caballo. On y trouve le tombeau de Charles-Emmanuel de Sardaigne, et aussi celui de S. Stanislas Kostka, dont on peut visiter la chambre dans l'ancien couvent •des Jésuites, près de l'église.

André (St), à Ponte : Molle.

Petite église élevée par Pie II près du Ponte Molle, à l'endroit où il reçut des mains du Card. Èessarion la tête de S. André restituée par le sultan de Constantinople.

André (St), hors la porte du Peuple. Belle petite église érigée par Jules III près de sa villa, en souvenir de sa délivrance des mains de Charries V le jour de la fête de S. André.

André (St) de' Vascellari, dans la rue du même aom, près de rhospice de Fonte rotto.

André (St), des Écossais. Église du collège Écossais, près de la pla,ce Barberini, élevée sous le pontificat de Clément VIII.

André (St) délia Valle. Élevée à la fin du XVI^ s. sur l'emplacement de deux petites églises, St Louis des Français et St-Sébastien. Elle tire son nom de celui de la célèbre famille Délia Valle. La coupole est la plus grande de Ro Tne, après celle de St-Pierre. L'ég"lise est très richement décorée de marbres, de statues et de peintures dont les plus célèbres représentent les Êvangélistes, œuvre du Dominicain. Il faut y remarquer aussi, près du transept, les tombeaux de Pie II et de Pie ÏII. Elle est desservie par les Théatins ; leur couvent était autrefois le palais de la duchesse d'Amalfi.

André (St) délie Fratte, Ce nom vient des haies («fratte ») qui se trouvaient dans cette région. On

ignore l'origine de cette église. Au XVe siècle, elle appartenait aux Écossais, qui l'abandonnèrent au moment de la Réforme. Sixte V la donna en 1585 aux Minimes. Elle fut restaurée d.a commencement du XIX^ siècle aux fr^^ic du Card.

Consalvi. C'est dans cette église que se convertit Ratisbonne en

André in Vincis (St), via Tor de' Specchi. Petite église, en face du grand couvent des Oblates de Ste Françoise, appelée autrefois de Funari; elle existait déjà au XIP siècle; auXVie, elle fut donnée aux sculpteurs, et restaurée au XVII l^ s. Cf. Cencio Camerario.

André (St) in Portogallo. Cf.

infr., S. Marie aux Neiges.

Ange (St) ai Corridor!, ou in Burgo. Située près du portique qui reliait le Vatican au Château St-Ange. La tradition fait remonter cette église jusqu'à S. Grégoire le Grand; elle a donné son nom au Borgo St-Angelo. Elle était paroisse au XVI^ s, ; elle appartient maintenant à une confrérie qui la fit réédifier sous Pie IV,

Ange in Pescheria (St). Supr., p. 422.

Anges gardiens (Sts). Petite église, entre la fontaine de Trévi et la place Barberini, élevée en 1681 sur les plans de Rainaldi.

Anicet {St\ Chapelle du palais Altemps, érigée au XVP siècle et maintenant affectée au séminaire Espagnol.

Anima. Cf. infr. Ste Marie dell' Anima.

Anne (Ste), via Merulana. Chapelle de la maison-mère des religieuses de Ste-Anne.

Anne (Ste) de' Calzettari. Martinelli dit qu'elle fut fondée par les palefreniers du pape, quand il habitait le palais de Ste-Sabine, c'est-à-dire au XIII« s., et qu'elle

APPENDICE

porta d'abord le nom de S. Maria sotto l'Aventino. En 1745, elle fut donnée aux fabricants de bas (« calzettari ») et prit le nom qu'elle porte actuellement.

Anne des Palefreniers (Sle), près de la porte Angélique.

Anne (Ste) et St-Joachim, via del Quirinale. Élevée au X\'IK' siècle par les Carmes déchaussés d'Espagne qui avaient là un hospice, elle est devenue la chapelle du collège Belge.

Annonciation {U) à Tor de' Specchi. Chapelle du monastère des Oblates fondé par Ste Françoise Romaine. Elle est d'une très grande richesse. Le public peut la visiter le 9 mars, le 25 mars et le soir de Jeudi-Saint.

Annonciation (L') des Néophytes, ou ai Pantani, via Tor de' Conti. L'origine de cette église bâtie dans l'enceinte du Forum d'Auguste remonte jusqu'au X® s. fbul e d'Agapit à Léon, abbé de St-Sylvestre-in-Capite). Elle appartint d'abord à un monastère puis aux Chevaliers de St-Jean de Jérusalem et enfin aux religieuses Domi nicaines. La porte voisine de l'enceinte du Forum d'Auguste était appelée au moyen-âge « Arco dei Pantani », parce que le Forum était devenu un marais.

AnnonciaUon (L') aux Monts, via Paolina, près de Ste-MariC- Majeure, fondée avec le monastère voisin par Camilla Orsini en 1675. A cause du vêtement bleu des sœurs réformées de St-Augustin qui la possédaient, on l'appelle aussi « l'Annunziata délie Tur chine ».

Annonciation (L'), au Borgo S. Spirito.

Antoine (St) abbé.Supr., p. 337.

Antoine 'St) des Portugais.

Élevée par les Portugais au XV^ siècle en même temps qu'un hôpi tal pour les pèlerins deleur nation

^ A ntoine de Padoue (St). Église récente élevée par les Franciscains (1886) près -le leur maisor.

généralicc, via Merulana.

Apollinaire (St). Cette église existait déjà sous le pape Hadrien ic'- (Lib. Font.). Jules III la donna; à S,. l'ginace, ,qui'y fonda le collège Germanique. Benoît XI \' la fit réédifier. Depuis Léon XII elle est desservie par le Séminaire romain et le séminaire Pie, qui occupent l'ancien palais du collège Germaniciue.

Apôtres (Sts). Supr., p. 390.

Ar^caeli. Supr., p. 238.

Athanase (St), via del Babuino.

>F ondée par Grégoire XIII pour le collège des Grecs unis. Elle est encore desservie par ce collège et disposée selon le rite grec.

Augustin (St). Grande église construite en 1484 par le Card.

d'Estouteville. La coupole est la plus ancienne de Rome. On vénère dans cette église la célèbre Madonna del Parto. Sur le troisième pilier à droite se trouve une fresque de Raphaël représentant le prophète Isaïe. Le grand autel est du Bernin. Sous l'autel latéral qui termine la nef gauche est placé le corps de Ste Monique.

Balbine (Ste). Supr., p. 173.

Barbe (Ste), près du Cam^po de Fiori. Elle existait déjà au XI^ s., comme le prouve une inscription fixée au mur. Elle appartenait à la confrérie des libraires.

Barthélémy en l'Ile (St). Supr., p. 465.

Barthélémy (St) et St-Alexandre de' Bergamaschi, sur la pia2za Colonna. A cet endroit s'élevait une petite chapelle appelée Madonna délia Pietà, et elle appartenait à un hôpital de fous, qui fut transporté par Benoît XIII à la Lungara. Les Bergamasques éta-

Eîéni. d'arcliOol. chrct. — 111

506 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

blis à St-Malo depuis 1538 transportèrent leur hôpital à cet endroit, réédifièrent l'église et la dédièrent aux SS. Barthélémy et Alexandre. Près de la Colonne .^ntonine, il y eut autrefois un oratoire de St- André. Cf. sup., p. 400.

Basile (St), près de la Piazza Barberini. Petite église desservie par des moines Basiliens de Grotta-Ferrata, restaurée en 1682.

Benoît (St) et Ste-Scolastique, via Monterone.

Benoît (St) in Piscinula, au Transtévère. Elle existait au XIP siècle (Cencio). Selon la tradition, elle serait sur l'emlplacement de la maison de S.Benoît. L'image de la Vierge placée sous le portique serait celle devant laquelle il priait.

Sur le grand autel, l'image du Saint, sans être du temps rnême de S. Benoît, comme le prétend Mabillon (Iter italicum, p. 145), est très ancienne.

fut complètement réédifiée sous Benoît XI n.

Biaise (St) des Arméniens, oit de la Pagnotta, via Giulia. Autrefois elle faisait partie de l'abbaye de St-Blaise in * Cantosecuto (étymologie inconnue). Le nom de Pagnotta lui vient des petits pains qu'on distribue le jour de S. Biaise. Elle fut restaurée sous Alexandre II en 1072, conmie le prouve une inscription conservée dans l'église. Elle peut donc remonter jusqu'au X^ s. Après la disparition de l'abbaye elle fut donnée au chapitre Vatican. Avec l'autorisation de l'abbaye elle fut donnée au transportèrent à côté l'hôpital qu'ils avaient auparavant près de Ste-jVIarie-Égyptienne ; ils desservent maintenant l'église.

Bonaventure (St). Petite église sur le Palatin, près du stade. Le couvent des Franciscains et l'église furent élevés en 1675, aux frais du cardinal François Barberini. L'église a été restaurée au XIX^ siècle par le cardinal Tosti, On y vénère les reliques de S.

Bernard (St) des Thermes.

Cette église fut élevée en 1600

dans une des salles rondes qui 1 Léonard de Port-Maurice, formaient l'extrémité des Thermes | de Dioclétiein (il y en a une au- Bonosa (Ste), via Bonosa dans tre semblable à l'entrée de la Via ,1e Transtévère. Elle est très an Viminale). La comtesse de Santa- cienne et indiquée par Cencio Cafiora, Catherine Sforza, avait ache- [merario au XII^ siècle, et fut té le terrain aux Chartreux. Elle j paroisse jusqu'au XVIIp. En la donna aux Cisterciens, qui lai 1705, elle fut donnée aux cordon -

desservent encore. C'est une église paroissiale et un titre cardinalice.

Bernardin de Sienne (St), via Panispcrna. C'était autrefois l'oratoire d'un hospice dépendant de St-Laurent in Panispcrna, sous le titre de Ste Vcneranda. L'église fut consacrée en 1625.

Bibiane (Ste). Supr., p. 344.

Biaise (St) de' Materas«ai, vicolo del divin Amore. Jusqu'en 1575, elle fut possédée par les matelassiers, puis par la confraternité de laMadonna del divin amore qui lui donna son nom actuel, « Madonna del divin amore ». Elle

niers, qui la restaurèrent. En 1480 selon Venuti. on trouva sous le grand autel les reliques de Ste Bonosa et de plusieurs autres saints.

Brigitte (Ste), piazza P'arnese.

Bâtie dans la maison qu'habita Ste Brigitte. Elle avait établi à cet endroit un hospice pour les Suédois. Bpniface IX y fit élever une église, qui fut restaurée en 1513.

Elle resta déserte après la réforme, pendant quelque temps; puis fut occupée par le célèbre évêque d'Upsal, Olaus le Grand. Le card, Albani, qui devint ensuite Clément XI, la fit agrandir et orner de peintures. L'hospice voisin fut donné à l'ordre du St-Sauveur.

APPENDICE

Maintenant l'église appartient à des Carmélites adoratrices du St- Sacrement qui l'ont richement décorée.

Caius (St). supr., p. 382.

Calixte (St), près de Ste-Mariedu-Transtévère. Cette église fut, dit-on, élevée à l'endroit où le pape S. Calixte fut martyrisé; on montre dans l'église le puits où il aurait été précipité. Grégoire III la reconstruisit et la fit couvrir de peintures. Elle est souvent nommée dans les écrits du moyen âge, en particulier dans Cencio Camerario. Quand Paul V vint s'établir au Quirinal, il donna en échange aux bénédictins qui l'habitaient le priais du card. Moroni près de St-Calixte. Ils ont depuis toujours desservi cette église.

Camille (St), via Veneto. Chapelle de secours de la pjaroisse des Sts-Vincent-et-Anastase, récemment érigée et desservie, comme l'église paroissiale, par les ministres des Infirmes.

Catherine de Sienne (Ste), piazza Magnanapoli. Église élevée en 1563 près du couvent des do minicains: elle est assez richement décorée. La tour voisine, faussement appelée tour de Néron, est du XI 11^ s,

Catherine de Sienne (Ste), via Giulia. Les habitants de Sienne possédèrent d'abord à Rome, l'église paroissiale de St-Nicolas degl' Impiccati, ou in Furcis, ou degl* Incoronati. En 1526, ils élevèrent une église en l'honneur de Ste Catherine dans la via Giulia :

elle fut restaurée complètement en 1760.

Catherine (Ste) de' Funari.

Cette -église appartenant aux sœurs augustines se trouve sur l'emplacement du cirque flaminien, dans le portique duquel on avait au moyen-âge établi des boutiques de cordiers («funari »). Une bulle de Célestin III (1292) parle d'une église bâtie en cet en-

droit et l'appelle « Sa Maria Dominae Rosae », du nom delà fondatrice, et aussi « in Castello aureo », nom que l'on donnait alors au cirque flaminien. Cencio Camerario parle d'un monastère annexé à cette église. En 1536, S. Ignace de Loyola y établit une maison de préservation pour les jeunes filles. L'église fut restaurée, en 1564, par le card. Federico Cesi, connne on peut le lire sur la façade en travertin,

Catherine (Ste) délia Rota, piazza délia Rota. Elle fut appelé-e d'abord Sa Maria in Catherina (Bulle d'Urbain I] I, 1186) et aussi in Catemeri, in Catinara,de Catenariis (Cencio Camerario). Elle a son nom actuel depuis le XVP siècle. C'est une église paroissiale.

Cécile (Ste). Supr., p. 438.

Celse et Julien (Sts), via de' Banchi. Église paroissiale et colJ*'*giale, mentionnée par Cencio Camerario au XI F siècle. La vieille église fut détruite par Jules II, pour l'alignement de la rue. Les chanoines firent élever une nouvelle église qui fut restaurée sous Clément VIII, quand on y rafpporta les corps des Sts Celse et Julien.

Gésaire (St). Supr., p. 170.

Césaire (St) in Palatio. Supi,,

Charles (St) ai Gatinari. Église paroissiale, desservie par les Barnabites. Au XII® siècle! il y avait entre St-Charlcs et St-Andrc délia Vallc une petite église dédiée à S.

Biaise degli Arcarii, ou de Annu lo, où on conservait l'anneau do St-BIaise. En 1617 cette église fut détruite, quand on bâtit le couvent des Théatins de St-André délia Valle. L'église de St-Charles ai Gatinari, qui lui succéda, fut commencée aux frais du card. Leni et sur les dessins de Rosati. C'e.^t une église très riche et décorée de tableaux célèbres. Au-dessus du grand autel, un tableau de

^o8 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

Pierre de Cortone représente S. Charles portant le S. Viatique aux pestiférés de Milan. Aux quatre coins de la coupole, sont lef; célèbres fresques du Dominiquin, représentant la Prudence, la Justice, la Force et l^ Tempérance.

L'église est aussi dédiée à S. Biaise. On rappelle « ai Catinari », parce que la place était jadis ha l)itée par des fabricants de bassins en bois (« catini »). Cf. Cacciari, Memorie intorno alla chiesa de SS.

Biagio e Carlo a' Catinari, Rom'i,.

Charles (St),au Corso. En 1471, Sixte IV ayant concédé aux Lombards l'église paroissiale de St Nicolas de Toffo, alors en ruines, ceux-ci la réédifièrent et la consacrèrent à S. Ambroise. De nouveau reconstruite, au XVI I^ siècle, elle fut dédiée à S. Ambroise et à S. Charles. Le tableau du grand-autel est un des chefs-d'œuvre de Maratta.

Charles ( St), du Quirinal (S.Carlino). Les Trinitaires déchaussés espagnols firerjt construire cette [ église et le couvent voisin en 1640 ) aux frais du card. F.Barberini. Cei fut la première œuvre de Borro-' mini. La surface intérieure de j cette petite église est égale à la [ section d'un des gros piliers qui j portent la coupole de St-Pjerre du .

Vatican.

Chrysogone (St). Supr., p. 452. 1

Glaire (Ste). Elle fut élevée sous Pie IV en même temps qu'un monastère pour les converties, transférées depuis (1 623) à la Lungara. Les sœurs de Ste-Claire s'établirent dans ce monastère. En 1814, l'église fut donnée à la <confrérie de St-Grégoire de Thaumaturge. Elle sert niaintenant âe chapelle au Séminaire français

Glaude(St) des Bourguignons.

Au XVI fe s. les Bourguignons élevèrent une église en rhonneur 'de leur évêque S. Claude et de S. André apôtre. Elle fut restaurée au XVI Ilf^, ainsi que l'hos-

pice voisin fondé en 1762 par François Henry. La Congrégatior des Pères du T.-St-Sacrement y pratique l'adoration perpétuelle.

Clément (St). Supr., p. 287.

Cœur de Jésus (Sacré)» Église bâtie en 1887 par don Bosco, qui y a érigé la dévotion salésienne de Notre-Dame Auxiliatrice.

Cœur de Jésus (Sacré). Lungo Tevere Mellini.Cf. supr.. A mes du Purgatoire.

Corne et Damien (Sts). Supr., p. 355.

Gôme et Damien (Sts)au Transtévère (S. Gosimatio). Sup., p. 457.

Gôme et Damien (Sts), via de' Barbieri. Cette église, consacrée d'abord à la Ste Trinité et possédée par les sœurs tertiaires de St- François,fut cédée au NVI^s. aux barbiers qui la restaurèrent en la dédiaint à leurs saints protecteurs.

Constance (Ste). Supr., p. 475.

1 Corpus Domini, via Nomentana. Église fondée en 1885, près de la catacombe de Nicomède.

! Elle appartient à une congrégajtion de religieuses belges qui en i oilt fait le siège de l'œuvre des I Tabernacles.

I Croix (Ste) de' Lucchesi, via ide' Lucchesi. A la fin du XI I^ siècle, on éleva à cet endroit une église dépendant des Sts-Apôtres, let dédiée à S. Nicolas de Porcis I ou in Porcilibus eïv souvenir de I l'alncien Forum Suarium qui se trouvait là. Les P. Capucins, s'y étant fixés au XV 1^ siècle, la déidièrent à S. Bonaventure; après I leur départ en 1631, l'église fut confiée aux Lucquois. qui la consacrèrent à la croix et à S. Bonaventure. Elle sert maintenant de chapelle aux sœurs de Marie Réparatrice, société fondée à Paris vers 1850.

Croix (Ste) délia Scaletta. Église et couvent fondés en 1815

APPENDICE

par un Carme déchaussé, pour les dames désireuses de suivre la règle de Ste Thérèse saais vœux et sans clôture; ensuite on y admit les femmes mal mariées et celles qui avaient besoin de correction.

Croixde Jésusalem (Ste). Sup., p. 345.

Gyr et Julitte(Sts). Cette église fut bâtie vers le Vie îiècle. C'est au XV<^- siècle seulement, sous Sixte IV', qu'elle est devenue titre cardinalice et église stationale.

lElle fut restaurée par ce même pape, puis, au siècle suivant, par le Cardinal Alexandre de Médicis, et finalement par Benoît <IIL Le pape Clément <I confia l'église et la paroisse aux Dominicains, qui la desservent encore. — Une autre chapelle était dédiée plus anciennement aux mêmes martyrs à Ste-Marie Antique, sur le Forum. Cf. supr., p. 259.

L'église actuelle est à un niveau plus élevé ; peut-être on trouverait au-dessous les restes de l'église primitive.

Denys(St). via Quattro Fontane.

Cette église fut érigée en 1619 par des Trinitaires français, et la façade un peu plus tard. Le monastère voisin, occupé par 'es Sœurs de Notre-Dame, fondées par la B^^ Jeanne de Lestonac, fait partie des pieux établissements de la France à Rome.

Dominique et Sixte (Sts). En 1570, S. Pie V fit venir les dominicaines de St-Sixte-le-Vieux en cet endroit, où il bâtit un monastère et une église qui. furent restaurés sous Paul V et surtout sous Urbain VIII.

Dorothée (Stp). au Transtévère.

Cette église existait déjà à la fin du XVe s. S. Gaétan de Tienne y fonda l'ordre des Théatins, et S.

Joseph Calasanz celui des clercs réguliers de la mère de Dieu.

Éloi des Forgerons (St), près de la place Montanara. La corporation des forgerons, «fondée en

1550. occupa une église dédiée d'abord à SS. Jacques pt Martin; restaurée en 1563, elle porte maintenant le nom de S. Kloi.

Éloi des Orfèvres (St), près de la Via Giulia. La corporation des Orfèvres fonda cette église sous Jules II, et Bramante en fut l'architecte, mais on fut obligé de la réédifier en 1601.

Enfant Jésus, via Urbana.

Fondée par Clément XII, elle sert de chapelle aux sœurs de St- Augustin.

Esprit(St) in Sassia. Cette église Giulia Primitivement dédiée à Ste Aure, vierge et martyre, et reconstruite au XVL' siècle.

Esprit (St) in Sassia, Cette église fondée au VIF siècle par Ina, roi de Wessex, dépendait de la « schala )> des Saxons : d'où son nom. Après les ravages des Sarrasins, elle fut reconstruite par Innocent III, et donnée avec l'hôpital aux Hospitalliers du St-Esprit.

Etienne (St) des Abyssins. Petite église rappelant le monastère de St-Ltienne érigé près de St-Pierre par S. Léon le Grand.

Ce monastère fut, au IX^ siècle, dcmné à des moines abyssins, et un hôpital pour les pèlerins de la même nation y fut annexé au Xlle siècle.

Etienne (St) /// Cacco. L'origine très obscure de cette église paraît remonter à une époque fort reculée. Son nom lui vient du nom populaire d'une statue cynocéphale (macacco) qui est au musée du Vatican. Les moines Sylvestrins, qui l'occupent depuis 1565, la restaurèrent au commencement du XVI ÎÇ siècle. Elle se trouve près du fameux « piè di marmo », ex-voto offert à Isis, qui avait un temple dans ce quartier.-

Étienne-Ie-Rond (St). Supr,, p. 219.

Eusèbe (St). Supr., p. 342.

Eustache (St). Église collégiale et paroissiale, diaconie, appelée autrefois S. Eustache in Platana.

Selon le Liber pontificalis, Etienne II fit bâtir un hôpital «in Platana X ; et sans doute aussi une église que nous ne trouvons mentionnée que dans les écrits du IX^ s. Elle fut restaurée sous Célestm III; l'inscription du campanile atteste qu'il appartient à cette restauration 1191-1198). Au XVI Ile s, elle fut de nouveau rebâtie.

Famille (Ste), via Somma campagna. Bâtie récemment par les chanoines réguliers de St-Jean-de- Latran, quand ils ont établi à cet endroit la résidence de leur abbé g'én^éral.

François (St) a Ripa. Au XII fe siècle, il y avait là un hôpital avec une églUse d'édiqe à S. Biaise et dé^ervie par les bénédictins.

S. François d'Assise fut reçu dans cet ho3pice en 1219, et dix ans plus tard il l'obtint en même temps que l'église. On réédifia l'église qui fut aussi restaurée au XVfe et au XVI P siècle. Dans le couvent on montre la chambre habitée par le saint.

François de Paule (St). Église fondée au XVI I^ siècle pour les Minimes, ainsi que le couvent voisin restauré au siècle suivant. La voûte de la sacristie a été peinte par Sa'ssoferrato.

François Xavier (St) del Caravita, ainsi appelé du nom du Père Jésuite qui l'a fondé, au commencement du XV II le siècle, surtout pour y faire des retraites.

Françoise (Ste) ou S^ Maria Nova. Supr., p. 361.

Galla (Ste), via Bocca délia Verità. Selon une ancienne tradition, il y (avait en cet endroit la maison pa,temelle de Ste Galla, fille de Symmaque. La Ste Vierge y apparut un jowr à la sainte. On construisit alors une église qui s'appela S' Maria in Porticu, à cause du

portique appelé ensuite « porticus Galiatorum», qui n'a d'ailleurs rien de commun avec celui d'Octavie. Sous Alexandre VI i on transporta l'image vénérée dans l'église de S. Maria in Campitelli, qui fut rebâtie et prit aussi le nom de S. Maria in Porticu. Les Odescalchi réédifèrent alors l'église de Ste-Galla et l'hospice voisin.

Gallican (St). Église du Transtév^ère, élevée en 1726 par Benoît XIII ainsi que l'hôpital voisin.

S, Gallican fut un des martyrs de la persécution de Julien, comme les Saints Jean et Paul.

Georges (St), au Vélabre. Supr.,

Georges (St) et les martyrs anglais, via S. Sebastiano, près la place d'iEspagne. Chapelle moderne des Petites Sœurs de la Mère de Dieu. On y honore la T.

Ste Vierge sous le titre de Reine des prophètes, et pour la neprésenter on a copié la célèbre Madone du cimetière de Priscille.

Gesù. Cette église fut bâtie au XVIe s. sur l'emplacement de deux anciennes églises: S. André ad Apothecas obscuras, et S. Maria de Astallis. Le Card. Alexandre Fanièse en fit faire le plan par Vignola et Jacques délia Porta. — L'église, une des plus grandes de Rome, est très richement décorée de marbres et de peintures. On doit remarquer surtout les deux chapelles de St-François-Xavier et de St-Ignace de Loyola. La statue de S. Ignace est en argent massif couvert de pierres précieuses. Le reliquaire placé audessus de l'autel de St-François- Xavier renferme le bras droit de ce saint.

Gilles (St), au Borgo,via di Porta Angelica.

Gilles (St), au Transtévère. Près de l'emplacement de cette église il y avait autrefois une chapelle appelée St-Laurent in Janiculo, qui en 1610 fut restaurée, dédiée à

APPENDICE

5ii

S. Gilles et confiée aux Carmélites réformées. Elle est maintenant détruite. L'église actuelle de St-Gilles est aussi une ancienne église, que les mêmes religieuses, après ra,Voir restaurée, placèrent sous le double vocable de Notre-Dame du Mont-Carmel et St-Gillis.

Grégoire (St), au Cœlius.Supr,, p. 212.

Grégoire (St) délia divina Pietà.

C'était autrefois une paroisse. Elle fut supprimée par Benoît XIII.

Restaurée en 1729, l'église appartient maintenant à la confrérie de la « divina pietà », On y faisait autrefois des instructions pour les Juifs ; c'est ce qui explique le passage de l'Ecriture {Isaie., LXV, 2) tracé sur le façade, en latin et en hébreu : « Tota die expandi manus meas, etc. »

Grégoire (St) dei muratori. Bâtie en 1527 sous Clément VII, par la confrérie des maçons,

Guy et Modeste (Sts), près de l'arc de Gallien Cette église s'élève sur l'emplacement du « Macellum Liviae », Rebâtie par Sixte IV (1471), elle fut restaurée •en 1600 par François Colonna et dernièrement par le Gard, Cassetta.

Hadrien (St). Supr., p. 229.

Hélène Ste), via Macchiavelli.

Chapelle moderne du couvent des Franciscaines missionnaires de Marie.

Hildefonse (St). via Sistina.

Fondée en 1619 par les Ermites déchaussés de S. Augustin et restaurée plus tard.

Hippolyte (St) in Fonte. Cf.

Ste-Pudentienne, supr., p. 368.

Homobon (St), via délia Consolazione. Église de la confrérie des tailleurs, construite en 1573 pour remplacer une ancienne église de St-Sauveur in Porticu.

Ignace (St). A l'occasion de la canonisation de S. Ignace de Loyola, le Gard. Ludovisi, neveu de Grégoire X\', fit élever cette grattide église à la place d'un petit oratoire dédié à l'Annonciation. La première pierre fut posée par le Card. Ludovisi en 1626 et tout fut achevé en 1695. Deux plans furent proposés par le Dominiquin et combinés ensuite par le P. Grosse; la façade est d'Algardi. On remarque surtout dans l'église les deux riches chapelles de St Louis de Gonzague et de St-Jean Berchmans, dans la première les bas-reliefs de Le Gros ; ■et à la voûte de l'église les pein tuves du P. Pozzi.

Immaculée Conception, via Veneto. Les Capucins, approuvés par Clément Vil, en 1528, liabitèrent d'abord près de S. Croce de' Lucchesi et y restèrent jus-, qu'à Urbain VI IL Le frère de ce pape, le Card. Antonio Barberini capucin, les fit transporter dans une habitation plus commode et plus conforme à leur pauvreté, loin des bruits de la ville, p>rès de la place Barberini. Il leur fit bâtir un couvent et l'église de la Conception qui fut aussi appelée St- Antoine de Padoue. Urbain VIII en posa la première pierre en 1624, et l'enrichit de reliques, d'indulgences, etc. Le fondateur de l'église, le C*^ Barberini, est enterré sous le pavé; sur son tombeau on lit cette (inscription:

« Hic jacet pulvis. cinis et nihil. » On admire dans l'église plusieurs tableaux de Pierre de Cort(me, une copie de la Navicella de Giotto telle qu'elle était au XVIIe s., et surtout le S. ISIichel de Guido Reni. Les Capucins ont eu l'horrible goût de rassembler sous l'église les ossements de leurs frères, et d'en faire des ornementations plus grotesques qu'édifiajntes.

Immaculée Conception, viale Manzoni. Chapelle du couvent des « Frati bigi » fondés récemment par le P. Ludovic de Casoria.

512 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

Isidore (St). Cette église fut fondée par des Franciscains réforiniés, à l'occasion de la canonisation de S. Isidore le laboureur (1622j. Deux ans après, ces religieux s'unirent aux Pères de l'Ara caeli, et l'église fut donnée aux Observantins Irlandais, qui la desservent encore.

Jacques (St) des Espagnols.

Église érigée au XI I^ siècle, sur la place Navone, par l'infant Henri fils de Ferdinand III d'Espagne. Les Espagnols l'ont vendue récemment à la congrégation des missionnaires du Sacre Cœur d'Issoudun, qui l'ont mise sous le vocable de Notre-Dame du Sacré- Cœur.

Jacques (St) in Augusta, au Corso. L'égilise était, au XI IF' siècle, appelée S^ Maria in Augusta, nom qui rappelait le voisinage du mausolée d'Auguste. En 1339, le Ca^^ Pierre Colonna la restaura et éleva l'hôpital voisin.

Nicolas V, en 1450, la donna à la Confrérie de Ste Marie du Peuple, qui la répara complètement.

Jacques (St), à Scossacavalli Une légende inadmissible fait remonter cette église jusqu'au temps de Ste Hélène qui'- y aurait déposé deux pierres : celle sur laquelle Abraham aurait voulu irmnoler Isaac, et l'autre sur laquelle aurait été déposé l'Enfant Jésus quand il fut présenté au temple. Le nom de Scossacavalli lui vient peutêtre de celui d'une famille. L'ég"lise a été restaurée au XVI F siècle.

Jacques (St), de la Lungara.

Cette église, appelée aussi in Settimiano, est mentionnée dès" l'an 850, à propos de la construction de l'enceinte léonine. El e fut donnée par Honorius III aux Sylvestrins (XI IF siècle;, plus tard (1520) aux Mineurs conventuels, enfin par Urbain VIII à l'hospice pour les femmes de mauvaise vie fondé par S. Charles Borromée. Le Card. François Barbe-

rini la fit réédifier tout entière à ses frais (1635).

Jean (St) in Aino, via Monserrato. Le nom de cette église lui vient probablement de celui de la famille qui l'a fondée.

Jean Berchmans (St), vicolo del Falcone, Chapelle moderne du Collège germanique.

Jean Galybite (St).Supr,,p. 465.

Jean (St) devant la Porte Latine. Supr., p. 170.

Jean-Baptiste (St), via \^arese.

Chapelle moderne de la communauté des « Battistine ».

Jean de Latran (St). Supr., p.

Jean décapité (St). Cette église s'appelait primitivement S'^ Maria délia Fossa. Innocent VIII, en 1487, la donna à une confrérie de Florentins ayant pour but de procurer les secours spirituels au> condamnés à mort. Cette confrérie fit restaurer l'église et l'orna de peintures et de stucs assez remarquables.

Jean (St) des Florentins. Église élevée en 1488. Michel-Ange avait préparé cinq plans successifs ; mais finalement on les abandonna à cause du manque d'argent; et on confia l'œuvre à Jean délia Porta. La façade fut exécutée seulement sous Clément XII (XVIIP s.).

Jean (St) des Génois. Élevée par un Génois, Mario Cicala, en 1481, en même temps qu'un hôpital pour les marins infirmes de sa nation.

Jean (St) délia Malva, au Transtévère. Cf supr., p. 457.

Jean (St) délia Pigna. Primitivement cette église était dédiée aux SS. Éleuthère et Genès, dont les corps furent transportés sous-

APPENDICE

Sixte V à Stc-Susanne. Grégoire XIII en 1582 donna l'église en ruine à la confrérie de la Pitié en vers les prisonniers, qui la restaura en la consacrant à S. Jean.

Jean (St) in Fonte. Cf. St-Jeande-Latran, supr., p. 94.

Jean (St) in Oleo. Cf. St-Jean devant la Porte-Latine, supr.,

Jean et Paul (Sts),Supr., p., 203.

Jean et Patronius (Sts), des Bolonais, près de la place Farnèse. A l'origine cette église était consacrée à St-Thomas ^< délia catena » et desservie par des prêtres espagnols. Grégoire XIII, en 1575, la confia à la confrérie des Bolonais.

Jérôme (St) des Esclavons.

Autrefois il existait en cet endroit un oratoire dédié à vSte Marine et desservie par un ermite. Un de ces ermites, d'origine Esclavonne, y introduisit le culte de S. Jérôme.

A l'époque de l'invasion des Turcs dans rillyrie, beaucoup d'Esclavons se réfugièrent à Rome près de cette église où ils fondèrent un liôpital. L'église leur fut donnée par Nicolas V(1453); elle fut restaurée sous Sixte V et auj commencement du XIX^ siècle. En 1901, Léon XI II a transformé l'hospice en collège ou séminaire pour l'Istrie et la Dalmatie.

Jérôme (St) de la Charité.

Selon Panciroli cette église fut édifiée dans la maison de Ste Paule, où fut reçu S. Jérôme. Elle passa successivement aux Observantins, à la confrérie de la Charité, et enfin aux prêtres de S. Philippe de Néri. Ce saint habita 33 ans près de cette église, et c'est là qu'il jeta les fondements de son Oratoire. En 1660, l'église fut restaurée par une société de prêtres de S. Philippe, distincte des Oratoriens. On admirait autrefois audessus- du grand autel le célèbre tableau du Dominiquin, la Communion de S. Jérôme, maintenant

à la Pinacothèque du Vatican. On l'a remplacé par une bonne copie.

Jésus et Marie, au Corso, fondée (XVIF siècleV par les ermites déchaussés de S. Augustin, et bâtie par les architectes Charles Maderno et Rainaldi.

Joachim (Si), aux Prati di Gastello. Église construite à l'occasion du jubilé sacerdotal de Léon XIII (1888^ et consacrée à l'œuvre de l'adoration réparatrice des nations.

Joseph (St) des Menuisiers.

l'église construite sur la prison Mamertine ; elle appartient à la confrérie des menuisiers. Cf Parisi, Memorie intorno alla chiesa ed arciconfraternita di S. Ginseppe de Falrgnaml al For o ro?;w7^ >, Roma,

Joseph (St), via Cavallini (Prati di Castello). Oratoire moderne des Sœurs des Écoles pies.

Joseph (St) a Capo le Case.

Élevée en 1598 par un Oratorien espagnol, Francesco Soto, puis restaurée en 1624 par le Card.

Marcello Lante, et décorée de peintures par une religieuse du couvent voisin. Ce couvent est aujourd'hui occupé par des Carmélites.

Joseph Calasanz (St). via Toscana. Chapelle récemment érigée par les Scolopes ou Pères des Écoles pies et dédiée au fondateur de leur congrégation.

Julien (St) in Banchi. Petite église, appelée aussi S. Angiolo in Mincinelli, dépendant autrefois du chapitre de St-Celse, puis de la société des missions (de St-Thomas in Parione.

Julien (St) des Flamands, via del Sudario. On croit communément que cette église fut édifiée quelques années après la conversion de la Flandre par le pape S. Grégoire II, et dédiée à S. Julien le Pauvre. Elle fut restaurée

514 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

en 1094 par Robert, comte de | Flandre, et de nouveau en 1675.

Elle fait partie des pieux établissements belges à Rome.

Laurent (St) hors les Murs Supr., p. 477.

Laurent (St) in Damaso.

Supr^ p. 419.

Laurent (St), ou St-Hippolyte in Fonte, Via Urbana. Cf. Ste Prudentienne, supr., p. 368.

Laurent (St) in Lucina. Supr., p. 405.

Laurent (St) in Miranda.

Supr.j p. 353.

Laurent (St) in Panisperna.

Supr., p. 374.

Laurent (St) in Piscibus.

Église remontant à une assez haute antiquité, comme le font soupçonner ses colonnes. En 1200 elle dépendait du chapitre Vatican. Elle appartint successivement aux Clarisses, à une confrérie, puis fut restaurée en 1659 par la famille Cesi, et donnée aux Pères des écoles pies qui y établirent leur noviciat.

Laurent (St). via Belsiana. Oratoire érigé en 1578 pour la confrérie du T.-St-Sacrement.

Laurent des Monts (St), près du Forum de Trajan. Petite église, qui fut jadis paroissiale. Elle appartient maintenant à une communauté de religieuses adoratrices, dites Servantes du Sacré- Cœur.

Laurent de Brindes (St), via Boncompagni. Chapelle delà îiouvelle maison généralice des Capucins.

Léonard de' Scalpellini (St), via Tor de' Specchi. Oratoire de la confrérie des marbriers.

Louis (St) des Français. Les Français résidant à Rome se réu-

nirent d'abord près de la chapelle de Ste Pétronille..au Vatican, fondée en 760, puis aux XI 11^ et XIV^ siècles dans la région de la Rcgola, près de St-André délia Varie;, où ils avaient une petite église dédiée à S. Louis, roi de France. Au XVP siècle, ils achetèrent les églises et terrains de Ste-Marie de Cellis, St-Benoît, St- André, St-Sauveur, et 1 hôpital de St-Jacques des Lombards, qui appartenaient à l'abbaye de Farfa.

En 1518, on posa la première pierre de la nouvelle église de St-Louis. Elle se construisit lentement et fut consacrée seulement en 1589, par le Card. de Joyeuse, sous les vocables de la T. Ste Merge, St-Denys l'Aréopa-gite et St-Louis. La façade est de Jacques délia Porta. Décorée à l'intérieur dans le goût du XVI^ siècle, elle renferme divers monuments, notamment plusieurs tombeaux de cardinaux français et de zouaves pontificaux et un monument comniémoratif de Claude Lorrain. Cf.

Lacroix, Mémoire historique sur tes institutions de la France à Eo))ie ; — d'Armailhacq, L'église nationale de St-Louis des Français à Rome.

Lucie (Ste) de' Ginnasi, aux Botteghe oscure. Église bâtis sui les ruines du cirque flaminien. Le Card. Ginnasi éleva près de l'église un collège et un monastère sous Urbain VIII.

Lucie (Ste) del Gonfalone.

Elle existait depuis ie XI 11^ siècle et appartenait à l'abbaye de >t-Blaise de la Pagnotta, quai)'' elle fut cédée (1264) à l'archiconfrérie du Cronfalon, qui la fit restaurer en 17C0.

Lucie (Ste) délia Tinta. Petite

I église autrefois paroissiale et col-

I légiale , près de la Via dell'

î Orso. Au X1IP siècle elle avait

un chapitre et s'appelait S. Lucia

quatuor portarum. Au XV^ ou

1 XVF elle reçut le nom de la Tin-

! ta, à cause des teinturiers qui-

I habitaient la rue. En 1580, elle

fut restaurée par la compagnie

APPENDICE

des cochers, avant qu'ils se fussent établis à S-' Maria ni Cacaberis ; puis en 1628, par la famille Borghèse. Le chapitre fut transporte, au commencement du XIX*^ siècle, à Sta Maria in Monte santo. L'église appartient à la confrérie des .procureurs.

Lucie (Ste) in Selci. Au temps du pape Symmaque cettj église était une diaconie; elle fut restaurée par Honorius 1er et Léon III, Sixte V lui enleva le titre de diaconie; elle fut possédée par les Chartreux, et ensuite par les sœurs de St-Augustin qui la firent restaurer en 1604 par Maderno.

Malo (St), ou S. Machuto. Petite église, près de St-Ignace, autrefois annexée au collège des nobles dirige par les Pères Jésuites, et dédiée, aune époque, à S. Barthélémy des Bergamasciues. Après la suppression des Jésuites, elle fut donnée à la confrérie des procureurs, puis restituée en 1824 à ses anciens propriétaires.

Marc (St). Supr., p. 384.

Marcel (St). Supr,, p. 394.

Marguerite (Ste). Église du Transtévère érigée en 1564 par Julie Colonna, en même temps qu'un monastère à l'usage des Tertiaires de St François. Elle fut restaurée en 1880, sur les dessins de Fontana.

, Marie(Ste) Antique. Supr., p.247.

Marie des An^es (Ste). Dans les vastes thermes de Dioclétien exista d'abord l'église de St-Cyriaque, dont on ne connaît pas l'endroit précis ; on y bâtit ensuite les églises de St-Bemard et de Ste- "Marie des Anges. Celle-ci fut construite sous Pie IV, au XVI e siècle, par Michel-Ange en forme de croix grecque. L'artiste transforma simplement une des grandes salles des thermes, en conservant les magnifiques colonnes de gra nit rouge. L'entrée se trouvait alors du côté de la gare. Sous

Benoit XIV, le transept devint la grande nef; on détruisit la poite principale et on conserva la porte latérale. La fa(;ade actuelle est tout à fait indigne d'une des plus belles et des plus grandes égLscs de Rome. On y admire la statue de S. Bruno par lloudon, plusieurs tableaux qui ont été reproduits à St-Pierre en mosaïque; dans le chœur le tombeau de Pie IV et une image miraculeuse de la Madone.

Marie deU'Anima (Ste). Fondée par des Flamands au XV'^ siècle, en même temps qu'un hospice pour la nation allemande. On croit que Bramante en fut le premier architecte, mais elle fut achevée par un allemand inconnu ; la façade fut, dit-on, élevée par j, de Sangallo. Son nom lui vient d'une antique image de la Madone, où sont représentés deux personnages à genoux, c'est-à-dire deux âmes de fidèles.

Marie in Aquiro (Ste). « Basilicam S. Dei Genitricis, quie in Aquiro dicitur, in qua autem diaconia et parvum oratorium fuit, eam a fundamentis longiorem et latiorem construxit, atque depinxit (Gregorius III)..» dit le Liber Pou fi/icalis. Elle fut restaurée ^ par Alexandre III, Boniface A^III; puis au XVie siècle et au XIXe.

Cf. Imperi, Memorie d^Ua chiesn di S. Marin in Aquiro, Roma, 1866.

Marie d'Ara Caeli(Ste). Supr.,

Marie du Bon Conseil (Ste), dans la rue du même nom. Chapelle modernne.

Marie (Ste) du bon voyage,

ou délia Torre. Petite église du Transtévère. sur les bords du Tibre, près d'une tour élevée sous S. Léon IV Ce sont les mariniers qui lui ont donné le nom de Madone du Bon voyage,

Marie (Ste) de'Calderari, dans la rue du même nom. Chapelle de la confrérie des chaudronniers.

5l6 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

Marie (Ste) in Campitelli. En 1659, à l'occasion d'une grande peste, la population romaine fit le vœu de construire unç église plus belle ,en l'honneur de l'antique image de la Madone conservée à Ste-Galla. Charles Rainaldi construisit cette église sur la place Campitelli, Voir ce qui a été dit plus haut de Ste-Galla. Cf. Erra, Storia dclV imagine e chiesa di S. Maria in Portico di CampHelli, Roma, 1750.

Marie (Ste) in Campo Marzio.

Dans cet endroit existaient un monastère de moines basiliens et deux églises : St-Grégoire de Nazianze, où l'on conservait le corps du saint évêque depuis le VHP siècle, et une autre dédiée à la T. Ste Vierge. En 1564, ces deux églises restant enfermées dans le monastère, on construisit une grande église publique. Le corps de S.

Grégoire de Naziane fut transporté au Vatican sous Grégoire XIII.

Marie (Ste) in Campo Santo. Chiapelle du cimetière des Teutons, près de St-Pierre du Vatican.

C'est là que se trouvait au temps de Charlemagne la « Schola Francorum». L'hospice primitif, fonde au VHP siècle, fut détruit par Pie \'I pour dégager la basilique vaticane. L'église est maintenant desservie par des chapelains allemands.

Marie (Ste) in Cappella, au Transtévère, non loin de Ste-Cécile. Cette petite église fut dédiée en 1090 au Sauveur et plus tard à la Vierge par Ste Françoise Romaine, qui fit construire près de là un petit hospice. Elle s'appela alors «S. Maria ad pineam ». En 1640, elle fut donnée à la^ compagnie des « barilai », d'où son nom de « in cuppella » (petite coupe) transformé plus tard en celui de « in cappella ».

Marie (Ste) in Garinis, via del Colosseo. Ce nom rappelle celui très ancien que portait jadis le quartier, « carinae ».

Marie (Ste) del Carminé alla Transpontina, Via Borgo nuovo.

Église paroissiale et titre cardinalice, desservie par les Carmes, fondée par le Card. d'Alexandrie, plus tard S. Pie V, Auparavant existait une ancienne église que le voisinage d'un hospice des Lombards avait fait appeler «S. Maria in Transpadina » ou « Transpadana » aujourd'hui « Transportina »,

Marie (Ste) del Carminé au Transtévère. Église abandonnée, en face St-Chrysogone.

Marie (Ste) del Carminé, aile Tre Cannelle. Fondée par une confrérie en 1605, puis restaurée en 1750 et tout récemment.

Marie (Ste) délia Glemenza, vicolo del Piede. Petite église du Transtévère.

Marie (Ste) délia Consolazione. Église élevée en 1470 près de l'hôpital de Ste Marie délie Grazie, par le peuple romain, en reconnaissance des grâces accordées par rintercession de la Madone, dont l'image était peinte sur un mur près du Capitole. La façade fut achevée par ^^aladier aux frais du Card. Consalvi.

Marie (Ste) in Cosmedin.

Supr., p. 270.

Marie (Ste) de la divine Providence, au Testaccio. Église paroissiale des nouveaux quartiers du Testaccio.

Marie (Ste) de la divine Providence, via di Ripetta.

Marie (*=^te) du divin Secours, place Sta-Croce in Gerusalemme.

Marie (Ste) du divin Amour, vicolo del divino amore. Cf. St- Blaise des matelassiers, supr., p. 502.

Marie (Ste) de Lorette^ de' Fornari, près du Forum de Trajan. En 1500 la confrérie des bou-

APPENDICE

langers obtint une petite église à la place de laquelle elle éleva l'é giise qu'on voit maintenant ; l'aichitecte fut ^Vntoine de Sangallo.

Marie (Ste) dalla Luce. Cf.

infr., St-Sauveur in Corte.

Marie (Ste in Domnica. Supr., p. 217.

Marie (Ste) in Macello Martyrum. Cette dénomination ne se rencontre pas avant le XV 11^ siècle. Auparavant il y avait bien une église de Ste-Marie in Macello, mais elle se trouvait près de place Montanara. Celle du Forum de Nerva s appelait, d'après Mgr Duchesne, Ste-Marie iu Foro (c'est-à-dire « in Foro Nervae ») ; et comme Forum et MaceUum se prenaient l'un pour l'autre au moyen-âge, on a pu faire la confusion au moment de la disparition de la vraie église de Ste- ]\Iarie in Macello, à laquelle a pu succéder Ste-Marie in Vincis, d'après le même auteur. Mais cette question n'est pas encore résolue.

Marie (Ste) Impératrice, via S. Giovanni în Laterano. Petite chapelle appelée autrefois St-Grégoire in Marzo ; on y conserve une image de la Vierge qui est

Marie (Ste) d'Itria, via del Tritone. Cette église tire son nom d'une antique image qu'on dit avoir été apportée de Constanti nople. Elle fut fondée en 1515 par la confrérie des Siciliens et des Aragonais, et restaurée au XIXe siècle.

Marie (Ste) Libératrice. Église détruite en 1900. On a retrouvé au-dessous la diaconie de Sta Maria Antiqua. Cf. supr., p. 247.

On a tout récemment rebâti sous la même dénomination une belle église dans le quartier du Testaccio.

Marie (Ste) de Lorette, via S.

Giovanni inn Laterano. Chapelle des religieuses du Bon-Pasteur.

Marie (Ste) del Gonfalone,

dans la rue du môme nom.

Marie (Ste) des grâces. Église des Ermites de la Pénitence, élevée en 1588, restaurée en 1618.

Le fondateur des P. Ermites, Alberto Rossi, apporta de la Terre Sainte dans cette église une Madone, dont on reçut beaucoup de grâces.

Marie (Ste) di Grottapinta.

Église existant déjà avant 1343, année où elle fut consacrée et dédiée à la Conception de la T.

Ste Vierge. Le nom vient des ruines du théâtre de Pompée.

Marie{Ste)Majeure.Sup.,p. 149.

Marie (Ste) de' Marchegiani.

Cette église, construite vers 1450 par le Gard. L- Orsini, s'appelait primitivement St-Sauveur « in lauro ». Clément X en 1669 la donna aux « Marchegiani » (habitants des Marches), qui la dédièrent à Notre-Dame de Lorette, sans toutefois faire oublier le nom ancien.

Le gracieux cloître abrite le tombeau d'Eugène IV, qu'ornent de bonnes sculptures du XV^ siècle.

Marie (Ste) Supr., p. 412.

ad Martyres.

Marie (Ste) sopra Minerva, près du Panthéon, fut édifiée sur les ruines d'un temple que Pompée, dit-on, avait élevé à Minerve.

Donnée en 1370 aux Dominicains, elle fut prise par eux en l'état où on la voit aujourd'hui : c'est la seule église de Rome qui ait bien conservé le caractère de l'architecture appelée improprement gothique. On y trouve le tombeau d'Urbain VIT, de Taul IV, de Léon X, de Clément VII, de Benoît XIII, celui d'Angelico de Fiesole, etc. ; on y vénère le corps de Ste Catherine de Sienne dont la chambre a été transformée en petit oratoire Cf. Masetti, Memorie storiche délia chiesa di 8. Maria sopra Minerva, Roma, 1855.

Marie (Ste) des miracles, place

5l8 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

du Peuple, Cette église doit son notn à l'image miraculeuse qu'on voit au maître-autel, la Vierge portée par des anges. Commencée sous Alexandre VII, en 1664, elle fut achevée par le cardinal Girolamo Gastaldi.

Marie (Ste) du Montserrat est l'église nationale espagnole :

sa construction par les Aragonais et les Catalans remonte à l'année 1495. Derrière le chœur €st un portique où l'on a rassemblé les plus belles sculptures de l'église St-Jacques, place Navone, cédée par les Espagnols aux missionnaires du Sacré-Cœur. Dans l'église même sont conservés les restes d'Alexandre VI et de Calixte III, auxquels on a récemment dédié un petit monument.

Marie (Ste) in Monterone, qu'on croit fondée par la famille Monteroni de Sienne, fut restaurée en 1245 et 1597.

Marie (Ste) in Montesanto, place du peuple, doit son nom à ce qu'autrefois il y avait en ce même endroit une chapelle appartenant aux Carmes de la province de Monte Santoen Sicile. Elle frt construite en même temps que Ste-Marie des Miracles.

Marie (Ste) des Monts, ainsi appelée parce qu'elle se trouve dans la région « Monti ), qui embrasse le Quirinal, le Viminal et l'Esquilin, fut bâtie sous Grégoire XIII. Il y avait déjà là un monastère de Clarisses.

Marie (Ste) in Monticelli, édifiée sur une petite élévation, est une des anciennes paroisses de Rome; elle fut restaurée en 1101, 1143 et surtout sous Clément XT.

Cf. Piselli, Notize istorîeJre deïïn chiesa di S. Maria in Monticelli, Montefiascone, 1709.

Marie (Ste) dell'Orazione e Morte, via Giulia, fut construite vers 1585 et agrandie vers 1737 sous Clément XII. Elle est le siège d'une confrérie, fondée en 1538, qui se consacre à l'ensevelissement des morts qu'on trouve abandonnés dans la campagne romaine.

Marie (Ste) dell'Orto, via Anicia, doit son noimi à une image de la Vierge placée sur la porte d'un jardin. Commencée en 1489, terïninée en 1512, elle fut restaurée en 1762.

Marie (bte) dell'Orto, via délie Mura, hors la porte St-Laurent.

Marie (Ste) de la Paix, non loin de la place Navone, fut cons truite par Sixte IV, en exécution d'un vœu qu'il avait fait pour ramener la concorde entre les princes chrétiens. Alexandre VII la restaura pour que durant son pontificat Dieu donnât la paix à la chrétienté. On y admire les fameuses sibylles de Raphaël. Cf. Fea, Memoria délia chiesa di S.

Maria della Pace.

Marie (Ste) des Palmes ou délie Piante,ouDominequo vadis,dans son état actuel remonte à 1637.

La dernière dénomination se rapporte à l'ancienne tradition de la fuite de S. Pierre et de sa rencontre avec le Sauveur. Le nom de « Domine quo vadis » s'applique proprement et originairement au petit édifcule élevé à quelques pas de Ste-Marie des Palmes. Cf.

Marucchi, *Sf. Pietro e 8 Paoh in Bovia, p'. 152 : Lugarî, art. du Nuor, biUlett., 1901, p. 1-2.

Marie )Ste) del Pascolo est un autre nom de l'église des Sts- Serge et Bach, desservie par les Grecs ruthènes, près de Ste-Marie des Monts.

Marie (Ste) des Neiges, via del Marie C^te) (iel Pianto, avant Golosseo. i le transfert de l'image miraculeuse

que l'on vit pleurer, dit-on, vers

Marie (Ste) Nouvelle, Su^r., p.

1546, était un sanctuaire dédié au Sauveur et s'appelant St-Sau-

APPENDICE

veur « in cacaberis » ; elle fut réé- 1 appartient aux chevaliers de

difiée en 1612.

Marie (Ste) délia Pietà, place Colonna. V. Sts-Barthélemy-et- Alexandre.

Marie (Ste) délia Pietà.V.supr., Ste-Marie-in-Campo.

Marie (Ste) du Peuple est une des églises les plus remarquables de Rome. Non loin de là devait ses trouver la sépulture de Néron; Pascal II, pour purifier ce lieu de tout souvenir païen, y érigea en 1099 un petit oratoire. Le peuple de Rome en 1227 construisit à ses frais l'église actuelle. Grégoire IX y transporta la madone du maîtreautel, qui était auparavant dans la chapelle du Sauveur au Latran.

Le nom de cette éjglise fit changer celui de la porte voisine, qui aulparavant s'était appelée porte Flaminienne, puis porte de St-Valentin, et qui maintenant s'appelle porte du Peuple. Cf. Alberici, Compendio délie grandezze del- Vilhistre e devotissima chiesa di S, Maria del Popolo, Roma, 1600; Landucci, Origine del tempio dedicato in Roma alla Vergine madré di Dio pressa alla porta Flaminia, delta hoggi del Popolo, Roma, 1646.

Marie (Ste) Porta Paradisi, via di Ripetta, autrefois appelée « in Augustn » parce qu'elle était voisine du mausolée d'Auguste, fut en 1339 dédiée à S, Jacques, par le card. Pierre Colonna en souvenir de son oncle le card.

Jacques Colonna. Reconstruite au XVI I^ siècle, elle prit alors son nom actuel, qui fait peut-être allusion aux jardins situés près du mausolée d'Auguste

Marie (Ste) du Prieuré, dite aussi « de l'Aventin », parce qu'elle est située à l'extrémité de cette colline, fut primitivement une des vingt abbayes de Rome. Sa dernière restauration eut lieu en 1765 ; 6. Pid V y avait déjà fait exécuter des travaux, lors de la reconstruction du Couvent contigu qui

Malte,

Marie (Ste) in Publicolis, placée jadis sous le patronat de la noble famille Santacroce Publicola, fut rebâtie en 1543 par Mgr Marcello Santacroce, qu'Urbain VIII créa cardinal.

Marie (Ste) du chêne, fut édifiée par Jules II, non loin de la place Farnèse à l'occasion des prodiges opérés par une Madone qui avait été placée sous un chêne à Viterbe, Elle fut restaurée sous Clément VIII et Benoît XIII.

Marie (Ste) Regina Caeli, au Transtévère, est l'église des Carmélites dites de « Regina Caeli »

parce que leur règle les oblige à réciter toutes les quatre heures, au signal de la cloche, l'antienne commençant par ces mots. Elle fut construite en 1654 par Anne Colonna. C'est à côté que se trouve la prison publique.

Marie (Ste) du Rosaire à Monte Mario, bâtie au XVP siècle à deux milles de la porte Angelica ; elle fut restaurée deux fois, par Clément IX et par Grégoire XVI.

Marie (Ste) et St Grégoire, dite Chiesa Nova in Vallicella, qui se trouve dans une ' petite vallée, près du Mont Giordano, était autrefois dédiée à S. Grégoire. S.

Philippe Neri la demanda à Grégoire XIII pour les pères de la congrégation de l'Oratoire, et la rebâtit en 1575. C'est là qu'est son tombeau.

Marie (Ste) délia Scala, non loin de la porte Septimienne, au Transtévère, fut construite en 1592 par le card. de Côme, sur l'emplacement d'une maison qui avait dans son escalier une Vierge miraculeuse,

Marie (Ste) del Sole est cet ancien petit temnle rond, qui se dresse en face de Ste Marie in Cosmedin. Primitivement sous le vocable de St-Eticnne. elle chan-

520 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

gea de nom en 1560, des rayons lumineux ayant été projetés par lia Madone qu'on y vénère. Ce monument est souvent appelé à tort Temple de Vesta; c'est peutêtre celui de Matuta ou celui de Portumnus..

Marie (Ste) des sept Douleurs, au Transtévère, dépend du monas tère des Augustines fondé en 1652 par Camille Farnèse.

Marie (Ste^i del Suffragio, via Giulia, fut bâtie en 1675, pour l'archiconfrérie « du suffrage » dont le but est de soulager les âmes du purgatoire.

Marie (Ste) du Transtévère.

Supr., p. 428.

Marie (Ste) in Trivio. Supr., p. 402.

Marie (Ste) delT Umiltà, qui donna son notn. à la rue, fut construite en 1603. C'est maintenant la chapelle du collège américain du Nord.

Marie (Ste) délie Vergini, non loin de Ste-Marie de l'hurnilité, remonte à l'an 1604; elle dépendait du monastère voisin.

Marie (Ste) in Via, près la place Colonna, fut édifiée en 1253, à la suite de la découverte d'une image de la Vierge dans un puits de la maison du cardinal Capocci.

On vénère aujourd'hui cette image dans la chapelle dite « du puits », qui fut l'église primitive. Léon X en 1513 la donna aux Servîtes qui la refirent presque complètement. Elle devint alors paroisse et titre cardinalice. La « via » auquel son nom fait allusion est la célèbre « via Flaminia» (Corso actuel).

Marie (Ste) in Via Lata. Supr.,

Marie (Ste) de la Victoire, via Veiiti Settembre, fut primitivement une petite église dédiée à l'apôtre S. Paul, par Paul V, en 1605.

Son nom et son état actuel datent de 1621 et rappellent la défaite des hérétiques, en Autriche, par Maximilien, duc de Bavière^

Marthe (Ste) du Vatican, derrière St-Pierre, fut construite en 1537 et restaurée plusieurs fois, notamment sous Clément XI. Cf.

Bossi, La chiesa di S. Marta al Yaticano, Roma, 1883.

Martin des Monts (St). Supr., p. 319.

Martine (Ste) et St-Luc. Supr., p. 234.

Marie Égyptienne (Ste), temple antique, transformé en église et consacré à la T. Ste Vierge sous Jean VIII en 872. S. Pie V donna cette église aux Arméniens, qui se transportèrent ensuite à St- Blaise de la Pagnotta. Ste-Marie Égyptienne appartient maintenant à une confrérie. Suivant une opinion conunune, le monument fut, à l'origine, dédié à la Fortune virile.

Marie-Madeleine (Ste), piazaza délia Maddelena. Rebâtie au XVI I^ s. et desservie par les Camilliens.

Michel (St) in Sassia (Borgo).

Une tradition la fait remonter jusqu'à Constantin, qui l'aurait dédiée aux SS. Midhel, archange, et Magnus, évêque et martyr, dont le corps repose là. Son nom lui vient des Saxons qui habitaient cette région.

Nativité de N.-S., dite des Agonisants, place Pasquino, est le siège de la confrérie des Agonisants.

Marie (Ste) in Vincis, peut-être Nérée et Achillée (Sts). Supr., l'église désignée anciennement sous j p. 392. le nom de Ste-Marie in Macello. |

Elle se trouve près de l'Arco dci! Nicolas (St) in Arcione, via .Saponari. i Rasella, doit probablement son

APPENDICE

nom aux arcs de l'aqueduc de l'eau Vierge, qui passait dans les environs. Elle fut restaurée sous Innocent XI et Clément XII (aujourd'hui détruite).

Nicolas (St) in Caicere, bâtie ' dans le « Forum olitorium » (piazza Montanara), sur l'ancien temple de la Piété, a une origine assez obscure; l'église serait, dit-on, du VJe siècle ; la dernière restauration eut lieu en 1599. On voit dans le souterrain le soubassement de l'ancien temple. Deux colonnes antiques ont été englobées dans la façade de l'église.

Nicolas (St) de' Gesarini, près du palais des ducs Cesarini, fut réédifiée en 1611.

Nicolas (St) degl' Incoronati, piazza Pa.della, fut bâtie par la noble famille du même nom.

Nicolas (St) des Lorrains, près de la place Navone, était primitivement une petite église dédiée à Ste Catherine, vierge et martyre. Grégoire XIV la donna aux Lorrains, qui y firent en 1636 de très importantes transformations.

Nicolas (St) dei Prefetti, est une église très ancienne ,que l'on trouve mentionnée au temps de S. Zacharie (Ville siècle), et qui fut restaurée par Benoît XIII.

Nicolas (St) de Tolentino, construit en 1599 par les Augustins chaussés, fut restauré en 1614.

Nom de Marie (St), au Forum de Trajan a pris la place d'une église dédiée à S Bernard: elle date de 1738.

Norbert (St), rue des Quatre Fontaines, fondé par les Prémontrés, fut restauré au début du XVIIIe siècle.

Notre-Dame du Sacré-Cœur de Jésus. V. St-Jacques des Espagnols.

Elém. d'archfîol. clirét. — III.

Onuphre (St),«. près la porte S. Spirito, au Transtévère, fut édifié en 1419. C'est là qu'est le tombeau du Tasse. Cf Caterbi, Memorie stoHche delta chiesa e convmto \di S. Onofrio, Roma,

Oratoire des Cinq Plaies, via dei Baullari.,

Oratoire du St-Sacrement, via Belsiana; fut érigé en 1578 sous Grégoire XIII pour la confrérie du T. -S. -Sacrement.

Oratoire de St-Marcel, piazza deir Oratorio, dans le quartier de Trévi; fut érigé en 1519 et achevé en 1568.

Pancrace (St). Supr., p. 495.

Pantaléon (St), bâti par Honorius III sur une partie des édifices attenant au stade de Domitien, subit deux restaurations en 1418 et 1621. La façade date seulement de 1806.

Paul (St) hors-les murs. Supr p. 135.

Paul (St) alla Regola, était nommé primitivement « l'École de St-Paul » parce que, dit-on, l'apôtre aurait instruit là ses premiers convertis. Les franciscains de Sicile qui possèdent cette église depuis 1619 l'ont restaurée. Cf. Bartholomei, Sulla chiesa di S. Faolo alla Regola, Roma, 1858.-

Paul (St) Trois-Fontaiiies, érigé à^ l'endroit oii l'apôtre fut décapité (« ad aquas Salvias »), a été restauré en 1599, par le card.

Pietro Aldobrandini. V vol. II « Itinéraire des catacombes ».

Pascal Baylon (St), au Transtévère. V. Quarante martyrs.

Pèlerin (Stj, construit par le pape Léon III vers l'an 800, est dit « des Suisses » parce qu'il fut le cimetière de la garde suisse. On y remarque encore une partie de l'an-

52 2 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

cienne abside et des peintures du IXe s. (le Sauveur).

Philippe Neri (St). V. Ste Marie in Vallicella.

Philippe JMeri (St), au palais Massimo.. Chapelle intérieure du palais, où S. Philippe ressuscita en 1583 le jeune Paul Massimo.,

Philippe Neri (St), via Giulia.

Cette église fut élevée sous Paul V.

Elle fut dédiée d'abord à S. Trophime que l'on y invoquait contre la goutte, puis à S. Philippe Neri.

Philippe NerKSt) délie Philippine, via Sforza.

Pierre (St) du Vatican. Supr., p. 110.

Pierre (St) in Garcere. Supr., p. 235.

Pierre et Marcellin (Sts), via Merulana. Supr., p. .351.

Pierre in Montorio (St). Supr., p. 461.

St). Supr., Praxède (Ste). Supr., p. 323.

Pierre-aux-Liens p. 311.

Prisque (Ste). Supr., p. 180.

Pudentienne (Ste). Supr.jP.364.

Quarante martyrs. Cette égli se, sur la rue S. Francesco a ripa, date de Calixte II (1122) ; elle fut réédifiée en 1744, époque où elle fut dédiée à S. Pascal Baylon, en même temps qu'aux Quarante martyrs.

Quarante martyrs, au Forum.

Cf. Ste Marie Antique, p. 260.

Quatre Sts Couronnés. Supr., p. 223.

Rédempteur (T. S.), via Merulana.

Résurrection de N. S., via S.

Sebastiano, au-dessous du Pincio, Eglise moderne et maison généralice de la congrégation polonaise des prêtres de la Résurrection.

Rita da Gascia (Ste), primitivement appelée St-Blaise sous le Capitole, est une église assez ancienne; \elle fut restaurée sous Alexandre VII.

Roch (St), bâti en 1499, continué en 1657, ne possède une façade que depuis 1834..

Rosaire (T. St), via Ottaviano, église nouvelle succursale de la paroisse du Rosaire à Monte-Mario.

Rosaire (T. St), via Cernaia, église réceimiient construite par les Maristes, qui la desservent.

Rufine et Seconde (Stes), au Transtévère, est une église édifiée, croit-on, sur l'emplacement de la maison de ces deux soeurs martyres. Elle fut restaurée vers 1600.

Sabas (St). Supr.i, p. 176.

Sabine (St). Suprj, p 184.

Sacrement (T. St), piazza Poli.

Oratoire de confrérie^

Sauveur (St) in Gampo, sur la place du même nom, fut construit en 1639,

Sauveur (St) des Catéchumènes, via délia Madonna dei Monti.

Sauveur (St) aile Goppelle.

Cette église, qui a, donné son nom à la rue où elle se trouve, fut bâtie en 1196; de cette époque il ne' reste plus que le campanile et l'inscription de la dédicace. Une restauration eut lieu au XVII I*^ siècle.

Sauveur in Corte (St), au Transtévère possède une mosaïque du XI Ve siècle; deux restaurations y furent faites: en 1657 et en 1729.

Son nom dérive probablement de la « coliors vigilum » qui était dans

APPENDICE

le voisinage. Cf. Maoro, Descrizione délia ven. chiesa parocchiale del Santissimo Salvatore délia corte, Velletri, 1677.

Sauveur (St) in Lauro. V. Ste Marie de' Marchegiani.

Sauveur (St) in Onda, bâti en 1260, restauré au XIX^ siècle, doit son nom au voisinage du fleuve.

Cf. Orlandi, Memorie storiche dclla chiesa dl S Salvatore in Onda, Ronia, 1881.

Sauveur (St) alla Scala Santa, restauré en 1589 par Sixte V lors de la construction du nouveau palais de Latran, occupe l'emplacement d'une chapelle très riche en reliques, dédiée à S. Laurent et qui était dans l'ancien palais du La tran. On l'appelle aussi « Sancta Sanctorum». Cf. St-Jean de Latran, supr., p. 101.

Sauveur (St) in Thernais, autrefois appelé St-Jacques, érigé sur les thermes de Néron, rebâti par Alexandre-Sévère (détruit en 1907).

Sébastien (St) hors-les-murs.

Supr., p. 490.

Sébastien (St) du Palatin.

Supr,, p. 265.

Simon (St) Prophète, sur la place Lancellotti, fut restauré en

Sixte (St) Pape. Supr., p. 168.

Stanislas (St) des Polonais, gur la via délie Botteghe oscure, fut bâti en 1580 par les Polonais.

Stigmates (Sts). Autrefois dé- 'diée à S., Marc, puis aux 40 mar tyrs, cette église fut construite sous Clément XL

Suaire (St) des Plémontais, non loin de S. André délia Valle, est un édilfice élevé en 1605 et restauré dans le XIXe siècle. Cf Croset-Mouchet, Descriz/onr délia chiesa del SS. Sudario, Roma, 1872.

Susanne (Ste). Supr., p. 380.

Sylvestre (St) in Capite. Supr, p. 3!95.

(St) Sylvestre a Montecavallo, ou in Biheraiica, du nom que por tait ce quartier au moyen-âge. L'église est antérieure au XI Ile siècle, car nous la trouvons mentionnée dans le catalogue de Cencio Camerario. Après avoir appartenu aux D'ominicains, elle est maintenant desservie par les Lazaristes.

Théodore (St). Supr., p. 243.

Thérèse (Ste), a été érigée tout récemment au Corso d'Italia, pai les Carmes déchaussés, qui ont à côté leur maison généralice. C'est une église du style lombard du Xle siècle. On a découvert à cet endroit une importante nécropole païenne en bordure sur l'ancienne via Salaria qui a malheureusement été détruite.

Thomas (St) de Cantorbéry, attenant au Collège anglais, a remplacé la Ste-Trinité des Écossais, une des anciennes abbayes de Rome. Il fut rebâti en 1575 par le oard. de Norfolk.

Thomas (St) à Cenci, piazza Cenci,

Thomas (St) in Formis. Supr., p!. 215.

Thomas (St) in Parione, consacré en 1139 par Innocent II, fut restauré en 1582.

Tryphon (St), près de la Via de' Coronari. Cette petite église est fort ancienne ; elle s'appelait primitivement St-Sauveur « in primicerio ». On y voit une inscription de dédicace du XI !« s.

Trinité (T. Ste), via Condotti, fut bâtie vers 1741 par les Trinitaires chaussés espagnols. Elle est desservie maintenant par les Dominicains.

Trinité (T. Ste) "des prêtres de

la mission, via délia Missione, fondée en 1642, fut rebâtie vers 1741.

Trinité (T. Ste) des Monts fut édifiée par Charles VIII en 1494 el restaurée par Louis XVIII. Elle fait fpartie des pieux établissements de la France à Rome.

Trinité (T. Ste) des Pèlerins,

fut construite par la compagnie de

Néri en 1614, S. Philippe avec un

asile pour les pèlerins et les pau-

\Tes convalescents.

Urbain alla caffarella (St).

Supr., p. 499.

Ursule (Ste), à Tor de' specchi.

Venant (St). sur une petite place près 'de' l'Ara cœli, fut restauré sous Clément XI.

Vincent et Anastase (Sts), aux Trois-Fontaines, date de 625, mais fut complètement transformé en

Vincent et Anastase (Sts), près de la fontaine de Trévi fut reconstruit vers 1600.»

Vincent de Paul (St), petite église bâtie récemment près de la maison-mère des Sœurs de St-Vincent de Paul, à Bocca délia Verità.

Vital, Gervais et Protais (Sts).

Supr., p. 378.

Yves (St) des Bretons. Cette église fut donnée aux Bretons par Calixte III. Elle est unie, depuis Grégoire XIII aux pieux établissements de la France à Rome.

NOTK IMPORTANTE.

Les trois volumes que j'ai publiés sous le titre f^énéral (^'Éléments d'archéologie chrétienne et les sous-titres de I. Notions générales, II. Itinéraire des catacombes, III. Basiliques et églises de Rome, forment U7i cours élémentaire d'archéologie chrétienne, qui est suffisant pour donner des idées générales et fondamentales sur cette étude. L'accueil que ce cours a reçu du public pr<mve qu'on l'a jugé utile, tant pour l'étude privée que pour l'usage des classes.

Le progrés est la loi de toute science, de l'archéologie plus encore que de beaucoup d'autres. Il est la loi aussi de tout travail hujnain. Je m'ejforcerai donc d'améliorer les éditions suivantes, de les tenir au courant des récentes découvertes.

En attendant j'annonce ici que j'ai le projet de perfectionner au plus tôt le FP volume « Itinéraire des Catacombes « en y ajoutant le résultat des dernières fouilles et des dernières études et de le publier comme un petit ouvrage à part avec le titre « La petite Rome souterraine ». Je tâcherai d'exposer dans ce livre toutes les conclusions auxquelles on peut arriver jusqu'à présent sur les catacombes romaines surtout pour la topographie et d'y mettre le plus grand nombre possible de reproductions des monuments et des plans des catacombes.

Octobre içoç.

Horace Marucchi.

TABLE DES ILLUSTRATIONS

Plan de Rome

Appareils

Les XIV régions d'Auguste ;.

Plan d'une maison romaine

Ruines d'une maison romaine

Plan de la maison de Livie.

Plan d'une basilique civile

Lampe en forme de basilique

La basilique chrétienne

Fenêtres de basilique.

Sculpture du IV« siècle

Fragment de plutée

Inscription de marbriers romains

Fragment du cloître de St-Jean-de-Latran.

Croix stationnale du Latran

Le groupe du Latran.

Plan du Latran

La basilique de Latran vue de côté

La basilique de Latran et le baptistère.

Chaire pontificale du Latran

La basilique de Latran (coupe longitudinale).

Abside de la basilique de Latran

Mosaïque de l'oratoire de St-Venance.

Détails de la mosaïque de St-Venance.

Fragments du tabernacle aux reliques.

Boniface VIII promulguant le jubilé.

Peinture de l'oratoire au-dessous des Pénitenciers.

Mosaïque du triclinium de Léon III.

Le cirque de Néron et les deux basiliques de

Ancienne vue de St-Pierre.

Autre vue de la basilique constantinienne. Façade de la basilique Vaticane au XI^ siècle. Plan de la basilique constantinienne.

Porte principale de St-Pierre

Confession de St-Pierre

Puits de la confession de St-Pierre. ...

Chaire de St-Pierre

Statue de S Pierre en bronze

Fragment de l'épitaphe de Nicolas I.

Fragment de l'épitaphe de Grégoire V.

erre.

Pages.

P'rontispice

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