LES TITRES
correspondre un clergé spécial. Cette division n'a pas duré au delà du moyen âge.
Chaque région renfermait un certain nombre d'églises, l.es plus vénérables par leur antiquité et les souvenirs qui s'y rattachaient portaient le nom de « titres ».
§ II. Les Titres.
Les chrétiens tinrent leurs premières assemblées dans des r;?»lles de maisons privées. Tel était le cénacle de Jérusalem (M. Tels furent aussi les lieux de réunions que mentionnent les Actes des Apôtres (^). C'est pourquoi les plus anciens oratoires sont appelés « Ecclesiae domesticae » ; saint Paul nous parle de ceux qu'avaient, à Corinthe et à Rome, les deux Juifs convertis Aquila et Prisca {^).
Suivant la tradition, il y eut à Rome, dès les temps apostoliques, deux de ces Églises, la maison d'Aquila et Prisca sur l'Aventin, et 1' « Ecclesia Pudentiana » sur le Viminal. Il est vrai que les documents qui les concernent sont en partie légendaires (*) ; néanmoins ils remontent à une haute antiquité et ont été confirmés, quant à la substance, par les monuments archéologiques. Ainsi une mosaïque du IV^ siècle, représentant S. Pierre assis au milieu d'un troupeau (^), prouve qu'on ^honorait cet Apôtre dans la maison de Pudens, où il avait réuni les premiers chrétiens. Cette église était en relation étroite avec celle de Ste-Prisque, puisqu'on a trouvé près de cette dernière un diplôme du commencement du IIP siècle conféré à un M. Pudens Cornelianus. Enfin toutes les deux avaient un cimetière commun, celui de Priscille, où furent déposés les corps d'Aquila et Prisca, de Pudens, Pudentienne et Praxède (^"'), et où il y avait aussi quelque souvenir de S. Pierre.