Aom., XVI, 5 ; /Cor., XVI
4. Cf. 'D\xïx&s,nQ, Les origines chrétiennes., p. 85. t;. Ciacconio, Cod. Vat. 5409.
6- Cf. Éléments, t. I, p. 9-10 ; t. II, p. 321. Élém. d'archéol. chrét. — III. 4
lO ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
Ce n'étaient sans doute pas les seuls centres de réunions liturgiques. Il faut certainement remonter à une très haute antiquité pour trouver l'origine des autres titres qui furent désignés par des noms de simples particuliers, « titulus Lucinae, Sabinae, etc. ». Les cimetières portèrent aussi primitivement des noms analogues, avant de recevoir celui du principal martyr qui y était vénéré.
Ainsi « les églises" primitives n'ont été d'abord que des maisons ordinaires, spécialement affectées au culte chrétien, ou plutôt à l'ensemble des services de la communauté chrétienne. Les maisons antiques se prêtaient fort bien à cet usage. Elles comprenaient généralement une entrée sur la voie publique, une cour entourée de portiques (atrium) ; en arrière, une salle de bains, des pièces d'habitation, des caves, des celliers, des dépendances de tout genre, disposées autour des cours intérieures. C'était ce qu'il fallait pour installer les diverses catégories de personnes dont se composaient les réunions chrétiennes, catéchumènes, fidèles, pénitents, pour loger l'évêque et les clercs qui l'assistaient dans son administration, pour arbritier et conserver les papiers, les livres, les vases sacrés, pour emmagasiner les vêtements, les objets de literie, les provisions à l'usage des pauvres et des étrangers. Une domiis ecclesiae, en ces temps reculés, comprenait tout cela (^). C'était quelque chose d'assez compliqué, à la fois église, évêché, réfectoire, dispensaire, hospice. Cependant la partie spécialement affectée au culte prit de bonne heure un relief spécial ; les autres parties du bâtiment s'en détachèrent peu à peu et ne participèrent point à son caractère sacré. La domus ecclesiae devint la do7mis Dei, le lieu oii les chrétiens rencontraient le Seigneur, le dominiciim (^). »
Pourquoi aes premières églises chrétiennes furent-elles appelées Titres, « tituli »? Il est difficile de le dire. INIais certainement ce vocable est fort ancien: dès le II F siècle on l'appliquait à vingt-cinq églises. Au V^ et au VI^,, nous
1. Yoy. le procès-verbal de saisie de l'église de Cirta, en 30vi, dans les Gesfa apud Zenophiluni (Migne, P. L., t. VIII, col. 731).
2. Diichesne. Origines du cuUe chrétien^ ch. XII, § i«'. — Cf. de Rossi, Bullet., 1876, p 38-53.