Esth.^ I
2. HUt. nat.^ XXXVI, 25 Plusieurs ont cru qu'il s"agis-ait dans ce texte de la célèbre mosaïque du temple de la Fortune représentant une inondation du Nil. Mais cette mosaïque est formée de petits cubes, comme celles de l'époque impériale. Elle répond donc mal à la description de Pline et doit être rapportée-
La vraie mosaïque était appelée « opus tessellatum, opus musivum », corrompu ensuite en « musaico » et elle se compose de petits cubes de marbre réguliers. Il faut la distinguer de V « opus sectile », qui est formé de fragments irréguliers, et qui dérive du « lithostroton ». L' « opus sectile » fut surtout usité sous Alexandre Sévère. On en voit des restes, sur le Palatin, dans le pavé de l'abside du palais des Flaviens ; isur TEsquilin, dans la basilique civile de Junius Bassus ; à Parenzo, dans l'abside de la basilique du VI^ siècle. L"opus sectile continue pendant tout le moyenâge.
Les chrétiens employèrent aussi les mosaïciues ( ). Nous en avons quelques rares exemples dans les catacombes ; elles appartiennent généralement au IV^^ siècle et sont surtout décoratives. Ainsi il y avait à St-Hermès un portrait d'homme et Daniel dans la fosse aux lions ; à Ste-Agnès, le portrait d'une femme, avec son nom tranqvillina (^) ; à St-Cyriaque (aujourd'hui au palais Chigi), les portraits d'un homme et d'une femme, Maria Simplicia et FI. Julius Julianus. Il y a aussi un beau pavé en mosaïque dans un hypogée voisin du -cimetière des Sts-Picrre-et-Marcellin, hypogée que l'on crut d'abord chrétien (Visconti, Alarchi), parce qu'il présente l'image de la colombe et que les tombes ont la forme de « loculi » et d'arcosoles, mais qui peut bien être païen (^). On trouve surtout de magnifiques compositions en mosaïque dans les basiliques constantiniennes, à Rome et à Constantinople (^) ; et aussi à Ravenne, où les plus anciennes remontent à l'évêque L'rsus (V^ siècle).
plutôt à l'époque d'Hadrien. Cf. Marucchi, Guida archeolo^^ica deWanlica Prevesle, Roma, 1885, et, Nuove osservazioni sul tnosuico di Halestrina, dans le Bu llet.- délia rouimissione archeoL di Rovia, 1895, ^^sc. I. Tout récemment (septembre 1908) j'ai retrouvé le vrai « lithostroton » de Silla dans la partie supérieure du temple de la Fortune,
I. Cf. l^urietti, De musivis, Roma, 1752; — Ciampini, De aedificiis a Constaiitino Magno exstriutis ; et Vetera monntnenla in quitus praecipue inusiva opéra, sacrarum profanarumqtie aediuni structîira... iUustrautur,, Rome, 1690;