Cor., X
2. L'exsufflation, qui est un des premiers rites du baptême, ne figure pas dans VOrdo VII ; mais Mgr Duchesne [Op. cit., p. 289, not. i) observe qu'au VP siècle elle est attestée par le diacre romain Jean dans sa lettre à Senarius [P. L., LIX, ■col. 402).
samedi de la Pentecôte — que le pape administre solennellement le baptême. Les catéchumènes appelés à le recevoir, les « élus », comme on les appelle, y sont préparés pendant le 'carême par une série d'instructions et de cérémonies préliminaires, « scrutinia ». La première réunion avait lieu le mercredi de la troisième semaine de carême: un acolythe prenait des noms, un prêtre bénissait le sel et en mettait quelques igrains dans la bouche de chacun ; puis on faisait sortir les catéchumènes avant le commencement de la messe. Après la 'CoUecte, qui était dite spécialement pour eux, ils étaient rappelés, et on commençait les exorcismes. « Orate, electi, flectite 'genua », dit le diacre aux hommes ; et après qu'ils ont récité une prière : « Levate. Complète orationem vestram in unum, et dicite Amen. » Tous répondent Amof. Alors s'adressant aux parrains: « Signate illos, accedite ad benedictionem. » Et les parrains tracent sur le front des catéchumènes, le signe de la croix en disant : « In nomine Patris, et Filii, et Spiritus sancti. » Un acolythe passe après eux et (fait de même. On recommence ensuite pour les femmes : « Orate, electae, etc. » Puis un second acolythe, les ayant tous marqués du signe de la croix et leur imposant la main, prononce isur eux un exorcisme. Toute cette cérémonie se renouvelle [une seconde et /une troisième fois. Après que les parrains ont tracé pour la troisième fois le signe de la croix, ce n'est plus un acolythe qui intervient, mais un prêtre, et l'/exorcisme est remplacé par une simple oraison. Enfin une dernière invitation aux catéchumènes et à leurs parrains : « Orate, electi, flectite genua. — Levate, complète orationem vestram. in unum, et dicite Amen. — Signate illos, state cum disciplina et cum silentio. ;> Le prêtre récite lepître et l'évangile. Les catéchumènes sont ensuite congédiés, mais on les , nommera au Hanc igitiir, comme on priera pour les parrains au Mémento des vivants.
Une seconde réunion se tient le samedi suivant, dans l'église désignée par le prêtre. Tout s'y passe de la même façon.
La troisième réunion, pendant la quatrième semaine de carême, a pour ;objet propre 1' « apertio aurium ». Elle dé-
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bute par les mêmes prières et exorcismes que la première ; après lesquels on lit deux épitres, suivies chacune d'un graduel. (Quatre diacres viennent ^alors de la sacristie portant les .quatre livres des Évangiles, et les placent aux quatre angles |de l'autel. Le prêtre explique brièvement ce qu'est l'Évangile, le diacre adresse aux assistants l'invitation : « State cum silentio, audientes intente ; » et on lit successivement le début de chaque Évangile, qui est au fur et à mesure commenté par le prêtre. A l'explication du quatrième Évangile succède la tradition du symbole. Elle est faite, sur l'ordre du prêtre, par un acolythe, qui récite le symbole en grec, puis en latin, |et dans chaque langue une fois pour les hommes et une fois pour les femmes. A quoi le prêtre ajoute : « Haec est summa fidei nostrae, dilectissimi nobis. » De nouveau le diacre réveille l'attention des catéchumènes, et le prêtre leur apprend l'oraison dominicale. Ils se retirent ensuite, tandis que la messe s'achève.
Suivent deux autres réunions, pendant la cinquième semaine de carême, et une sixième pendant la dernière semaine. On y observait les mêmes jites qu'à la seconde réunion. Il fiallait en tout sept scrutins, « secundum formam septem donis sSpiritus SAUcti, ut dum septem septenario numéro implebuntur, detur illis gratia septiformis Spiritus sancti. »
La septième et dernière réunion avait lieu le samedi-saint, à l'heure de tierce. Elle précédait immédiatement le baptême. Les catéchumènes étant réunis dans l'église, les hommes du côté droit, les femmes du côté gauche, le prêtre fait sur le front de chacun dés premiers le signe de Ja croix et prononce l'exorcisme : « Nec te latet, Satanas, etc. » De son doigt mouillé de sa salive il leur touche les narines et les oreilles en disant: « Effeta, quod est adaperire, in odore suavitatis, etc. » Il leur fait aussi une onction sur les épaules et la poitrine, en leur faisant déclarer qu'ils renoncent à Satan, à ses œuvres et à ses pompes (^). Puis il passe devant eux et leur impose la main en récitant à haute voix le Credo.