I. Cf. de Rossi, Bulletti7io, 1877, p
Une inscription gravée sur brique est une commande de 450 tuiles à porter dans un lieu où les bateaux déchargeaient leurs marchandises, peut-être «ad portum Neapolis »,sur le Tibre :
BENEBENTO
TEGVLAS INDIXI
IVLIO N CCCCL VT DEFE
RANTVR AT PORNEAPO
Enfin une inscription qui serait bien à sa place dans ce musée, puisqu'elle nomme un lucernaire du cimetière <L ad catacumbas»,se trouve, on ne sait comment, dans la cour de ]a bibliothèque ambrosienne, à Milan :
EGO EVSEBIVS ANTIOCENO S AN . cJ^PL . M . LXX COMPARAVI E GO SS . VIVVS IN CATACVMBAS AD LVMENAREM • A • FOSSORE OC
APATOSTANEES AMICV
S B III IDVS SEPT -^ (sic)
Au dos :
AVRELIVS . LEONTIVS
Parmi les sculptures conservées dans ce même musée, il faut noter un débris de sarcophage qui représente S. Pierre et S. Paul, et surtout un autre fragment qui est très détérioré, mais où Ton peut reconnaître le buste du Sauveur, Ce monument très précieux est une des plus anciennes images isolées de Notre-Seigneur, il a peut-être été un objet de culte. Il n'en reste plus que le buste et les cheveux. Le style, autant qu'on en peut juger, est du IV^ siècle. Il est problable que cette statue ornait un des édifices supérieurs et qu'elle est tombée dans le souterrain par un des escaliers.
Si elle n'est plus regardée comme le cimetière de Calixte, la catacombe de St-Sébastien n'en reste donc pas moins
vénérable et intéressante. Il suffit à sa gloire qu'elle ait possédé les corps des apôtres Pierre et Paul, ceux de S. Sébastien et d'autres martyrs, enfin qu'elle ait été visitée par tant de pèlerins pendant tout le moyen âge, et à l'époque même de la Renaissance par des Saints aussi illustres que Charles Borromée et Philippe Néri.