‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 13 sur 378 · Ela^., c.XXII · texte numérisé non relu

Ela^., c.XXII

qui subsistent semblent avoir été plutôt à la surface du sol : on ne peut établir sur ces données qu'une conjecture.

La véritable histoire de ce cimetière commence à la mort

Hfidriani

f^dusoleum Hadriani

de S. Pierre. Nous avons démontré ailleurs (^) le fait de la venue de l'Apôtre à Rome et l'authenticité de son tombeau

I, Notions générales, p. 7-12.

au Vatican. Les témoignages du prêtre Caius (11^ siècle), rapporté par Eusèbe (i), du Calendrier Libérien (IV^ siècle), des plus anciens martyrologes, de Prudence, du Liber Ponti- Jicalis, nous permettent de suivre notre tradition sur ce point jusqu'aux âges les plus reculés. Il faut en conclure que S. Pierre a été martyrisé au même endroit, car les plus anciennes traditions placent le lieu du martyre près de celui de la sépulture. « Sepultus est, dit le Liber po}itificalis^]\x^\.-d. locum ubi crucifixus est, juxta palatium Neronianum in Vaticano juxta territorium triumphale » ; les Actes apocryphes ajoutent ces détails : « Ad locum qui appellatur Naumachia juxta obeliscum Neronis in monte» ; et une autre tradition : « inter duas metas » (2). Le mot « palatium » désigne les ruines du jardin de Néron ; les « metae » sont les bornes de courses dans le cirque ; or il n'y avait pas à cet endroit d'autre cirque que celui de Néron, dans lequel se dressait un obélisque. La tradition qui place le martyre de S. Pierre sur le Janicule se développa au XV^ siècle ; Bosio, sans oser trancher la question, reconnaît que la plus ancienne tradition est favorable au Vatican (3).

Ce qui a pu tromper, c'est l'expression «in monte» des Actes, que l'on a cru devoir appliquer au Janicule, bien qu'elle puisse parfaitement s'entendre du Vatican , c'est aussi l'indication de la « naumachia», où l'on a voulu voir, non la petite « naumachia» du jardin dé Néron, mais la

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