Supr. , p. 208 sq
titre ou paroisse dans les cimetières qui l'avoisinaient ou en dépendaient.
D'où l'on peut conclure que le cimetière juif de la voie Labicane dut servir à un quartier juif situé non loin de la porte Esquiline sous laquelle passait la voie. Cette porte se trouvait à l'extrémité méridionale de 1' «agger Servii Tullii » ; les topographes la placent à l'endroit oii fut plus tard élevé l'arc honoraire de l'empereur Gallien, près de l'église moderne de S. Vito. Tout le monde sait que V « agger Tullii », aussi bien que le reste des murs construits sous cet empereur, fut à l'époque impériale entièrement couvert par des édifices publics et privés, notamment par des « tabernae » ou boutiques. Parmi ces dernières, une inscription sépulcrale ancienne nous apprend qu'il y avait la boutique d'un certain Publius Corfidius Signinus, marchand de fruits (« pomarius »), et sa position topographique est nettement marquée : « de aggere a proseucha » (^).