‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 165 sur 378 · I Epigr., XLII, V · texte numérisé non relu

I Epigr., XLII, V

nent qu'ils étaient fort nombreux au Transtévère. Là en effet se trouvait leur quartier principal, le « ghetto » de l'époque romaine. Nous en ignorons l'emplacement précis. Bosio (i) pensa qu'il fallait le chercher aux environs de l'église de St-Sauveur délia Corte, et que même ce dernier nom dérivait € a curtis Judaeis » ; mais aujourd'hui on rattache plutôt ce nom au poste que la VII^ cohorte des pompiers avait dans le voisinage. Une inscription ancienne, découverte non loin de la porte Septimienne, au cours des travaux nécessités par la construction des quais du Tibre, permet de penser que les Juifs habitaient de ce côté. Elle est ainsi conçue :

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Ce souvenir d'un Jason deux fois archonte ou chef de la synagogue devait être fixé aux murs de la synagogue et rappeler peut-être quelque travail qu'il y avait fait exécuter. Ces juifs du Transtévère avaient leur cimetière particulier sur la voie de Porto, à une petite distance de l'enceinte. Bosio le découvrit en 1602 ; peu après, des éboulements le rendirent inaccessible (3).

Un autre quartier juif, vraisemblablement de création postérieure à celui du Transtévère, s'étendait de l'ancien « emporium » aux environs du grand Cirque et jusqu'au bois de la nymphe Egérie situé près de la porte Capène (^). Les habitants de ce nouveau centre étaient enterrés hors de la porte la plus voisine, c'est-à-dire sur la voie Appienne, comme nous l'avons vu plus haut(5).

En résumé, les Juifs ensevelissaient leurs morts le long des voies les plus rapprochées de leurs quartiers : ainsi les chrétiens déposaient-ils les cadavres des fidèles de chaque

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