Inscript, christ., t. II, p
Guide des catacombes romaines. 3
Mignanti (1867), Brewer (i), le P. Mortier (2), M. Barnes (3). Nous pouvons nous former une idée assez exacte de l'ancien sanctuaire ('^). C'était un musée incomparable de reliques, d'inscriptions, de sculptures, de mosaïques ; chaque autel avait une histoire et rappelait un souvenir. Comment regretter assez la destruction barbare qui nous a dépouillés de toutes ces richesses ? Les monuments ont été dispersés, les sarcophages cachés dans les autels modernes sans aucun ordre, les inscriptions en grande partie perdues.
Au milieu de toutes ces transformations, qu'est devenu le TOMBEAU DE S. PIERRE? Quand, au XVIe siècle, on démolit l'ancienne basilique, on eut soin de préserver l'autel et la confession. Mais lorsque ensuite on voulut édifier l'autel nouveau, les travaux de fondation amenèrent quelques dérangements dans le sol ; il se fit une rupture, et plusieurs assistants purent apercevoir la croix d'or placée par Constantin sur le sarcophage de l'Apôtre. Le pape Clément VIII, averti, s'y rendit avec les cardinaux Bellarmin et Antoniano ; il avait d'abord l'idée de faire pousser les fouilles et dégager le tombeau ; mais, craignant peut-être de ne rien trouver par suite de quelque profanation, il laissa les choses dans l'état ; il fit même combler l'ouverture en y jetant une grande quantité de matériaux (^).
La Chaire de S. Pierre est le plus important souvenir de l'apôtre, après son tombeau. Plusieurs témoignages anciens feraient, d'après M. de Rossi, allusion à ce monument et à la place qu'il aurait occupée jadis dans le baptistère. Il est probable, comme je l'ai montré dans une récente étude (^), qu'elle était d'abord au cimetière de Priscille, qu'elle y fut vénérée jusqu'au VI^ siècle, et plus tard seulement transportée au Vatican, où un Itinéraire du VII^ siècle indique une «sedes apostolorum ». On a supposé que c'était le siège