‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 19 sur 378 · Cf. Nuov. ôullett., iQOi, n · texte numérisé non relu

Cf. Nuov. ôullett., iQOi, n

même dont se servit S. Pierre chez Pudens, la chaise curule de Pudens : c'est une conjecture imaginée pour la première fois au XVI I^ siècle par Febeo (i). M. de Rossi a constaté, en 1867, que la chaire actuelle n'a pas la forme des chaises curules antiques ; elle est byzantine et a dû être faite vers le VI^ siècle. Quatre ou cinq petits fragments tout rongés y sont enchâssés : c'est sans doute tout ce qui reste de la chaire primitive. Les décorations sont en ivoire et de style classique ; elles représentent les travaux d'Hercule. On ne les eût pas laissées si la chaire était primitive, si même elle datait du II le ou du IV^ siècle ; au VI^ ou VII^, elles ne pouvaient plus avoir aucune signification païenne (2).

On a fait également des suppositions inadmissibles relativement à l'ancienneté de la STATUE DE S. PIERRE. L'opinion la plus vraisemblable est celle qui y voit un ouvrage du

V^ siècle ; on peut certainement ^ ^ ,^,^ ,, ,

reconnaître dans le monument

des traces de style antique. Elle

était placée primitivement dans

l'oratoire de St-Martin ; elle fut f^^Sf j

ensuite transportée dans la cha- %êÊM

pelle des Sts-Procès et Marti- m ^' ^Mia^ -

nien ; sa place actuelle a été dé- Jj^Rw- ^^^^^^

L'autre statue de S. Pierre, en JUra^, ^ mm

marbre, qui se voit dans les t^B^^^SÊK^ÊÊÊ^mÛ cryptes Vaticanes, est une statue

ancienne, dont la tête et les bras ont été changés à une époque relativement récente, peut-être au commencement de la Renaissance.

Un grand nombre d'inscriptions étaient autrefois placées dans le cimetière et la basilique. De plusieurs centaines il ne reste qu'une trentaine. A part celle d'Hadrien I^r (3) et

I. Phoebeus, De identiiate cathedrae ht qtta S. Petrus Ko7nae primjiin sedit et de antiqiiitate cl praestantia solemnitatis cathedrae Roninnae, Rome, 1666.

z. Cf. de Rossi, Bulletino, 1867, p. 33 sq. — Mgr Duchesne ne croit pas pouvoir admettre toutes les conclusions de M. de Rossi. Cf. Origines du culte chrétien ^ p. 268, not. 3,

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