I. Peristeph,, hymn. xi {P. L., t. LX, col. 530 sq
le soldat, enterré aussi dans cette catacombe et peut-être déjà confondu avec le docteur (i).
En mars 1881, MM. Armellini et Marucchi firent une exploration dans ce cimetière. Par une ouverture ils purent arriver jusqu'à une abside, où ils lurent des «graffiti » tracés par des pèlerins latins, grecs et lombards, et indiquant un lieu vénéré, très probablement la crypte historique.
Les fouilles pratiquées ensuite (1882-83) o"t amené au même endroit la découverte d'une petite basilique souterraine, et on n'eut pas de peine à y reconnaître celle de St- Hippolyte.
Jusqu'à ces dernières années on pénétrait par une entrée moderne, et après avoir parcouru un assez grand nombre de galeries en ruines, on aboutissait à un trou pratiqué dans l'abside de la basilique : cet important monument était d'un accès si difficile, si incommode, qu'on ne le visitait presque jamais. La Commission d'archéologie sacrée a supprimé cette entrée et rouvert l'ancienne, voisine de la basilique (1902).
En arrivant par cette dernière, on voit une sorte de vestibule, et au fond la porte antique, construite en briques, et flanquée de deux colonnes également en briques. Un corridor, et on se trouve dans la grande crypte historique du martyr, véritable église, modifiée par des restaurations ultérieures, mais encore très reconnaissable dans la description qu'en a faite Prudence. Il est intéressant de relire sur place cette description détaillée d'une catacombe romaine, la plus ancienne que nous possédions, écrite, il y a quinze siècles, par le prince des poètes chrétiens :
Haud procul extremo culta ad pomeria vallo Mersa latebrosis crypta latet foveis
Hujus in occultum gradibus via prona reflexis Ire per anfractus luce latente docet.
Primas namque fores summotenus intrat hiatu, lUustratque dies limina vestibuli.
I. Sur toute cette question, encore fort obscure, cf. Duchesne, Les origines chrét., ch. XX.
Inde, ubi progressu facili nigrescere visa est
Nox obscura, loci per specus ambiguum, Occurrunt caesis immissa foramina tectis,
Quae jaciunt claros antra super radios.
Quamlibet ancipites texant hinc inde recessus,
Arcta sub umbrosis atria porticibus :
Attamen excisi subter cava viscera montis,
Crebra terebrato fornice lux pénétrât.
Sic datur absentis per subterranea solis
Cernere fulgorem, luminibusque frui.
Talibus Hippolyti corpus mandatur opertis,
Propter ubi apposita est ara dicata Deo. Illa sacramenti donatrix mensa, eademque
Custos fida sui martyris apposita, Servat ad aeterni spem Judicis ossa sepulcro,
Pascit item sanctis Thybricolas dapibus.
Mira loci pietas, et promta precantibus ara :
Spes hominum placida prosperitate juvat.
Heic corruptelis animique et corporis aeger
Oravi quoties stratus, opem merui.
Et maintenant examinons l'état actuel du cimetière,
La basilique souterraine est divisée en trois parties distinctes : une nef oblongue, éclairée par un vaste lucernaire, le sanctuaire séparé de la nef par deux marches, et au fond l'abside.
Près de la porte, on voit, à droite, quelques noms de visiteurs, tracés à la pointe.
En pénétrant dans la basilique même, sur la paroi gauche, on lit cet autre « graffito » : IPPOLYTE IN MENTE///// PET///// EC///// OREM, « in mente (habeas) Petrum peccatorem » (i). Sur la paroi opposée ont été fixées diverses inscriptions. L'une d'elles, une inscription acrostiche, rappelle les travaux de S. Damase et d'un prêtre nommé Léon ; elle parle aussi du schisme d'Ursin et du triomphe de S. Damase :