Tearivalitus praepositus », nom d'origine barbare
monuments importants ; d'autres sont remplies de décombres et mériteraient une exploration régulière. On y voit quelques chapelles ; et tout indique que le souterrain devait être fort étendu.
Enfin je citerai deux autres inscriptions appartenant au même cimetière. L'une était près de l'ancienne entrée, aujourd'hui fermée :
FORTVNATO BAENEMERENTI IN PACEN Q.VI VIXIT
ANNVS XLV (Portrait d'homme dans
Tyr TT V attitîide de la prière et
revêtu de la « paenula )yj
J'ai trouvé l'autre (avril 1902) en retournant une pierre dans le pavé de la basilique souterraine ; elle rappelle un prétorien du nom d'Aurelius Barba. On la voit maintenant près du vestibule :
VDI XII ET AVRELIAE BARB/// ///CV QVE VIXIT AN XXVI MES VIIII DIES/// JmRELIVS BARBAS VET AVGG NN • X • COHT • PRC/// ///KARISSI • M . S B • M • FECIT
Les Itinéraires et les Martyrologes signalent encore plusieurs autres martyrs dans le cimetière d'Hippolyte ; et si des fouilles étaient faites, il serait possible peut-être d'en retrouver les souvenirs, probablement peu éloignés de la crypte déjà connue. C'est ainsi que nous lisons dans l'Itinéraire de Salzbourg : « Pervenies ad S. Ypolytum martyrem qui requiescit sub terra in cubiculo, et Concordia mulier ejus martyr ante fores ; altero cubiculo S. Triphonia regina et martyr, et Cyrilla filia ejus et martyr, quas Meditus Decius interfecit uxorem et filiam, et S. Genesius martyr. » Et dans le I){? locis SS. Martyrum : « Sursum in monte basilica S. Hippolyti est, ubi ipse cum familia sua tota XVIIII martyres jacet... Ibi est Triphonia uxor Decii Caesaris et Cyrilla filia ejus. Inter utrasque Concordia et S. Geneseus et multi martyres ibi
sunt. » Nous ne savons rien de cette « Triphonia uxor Decii» ni de sa fille Cyrille (i). S. Genès est plus connu : c'est le célèbre comédien qui se fit baptiser sur le théâtre même où il était monté pour ridiculiser les chrétiens et mourut ensuite martyr. Un oratoire fut construit ici sur son tombeau : l'abside englobée dans la petite maison de la vigne, vis à vis de l'entrée actuelle du cimetière, doit être un reste de cet oratoire.
Sur le cimetière s'élevait aussi une grande basilique dédiée à S. Hippolyte : Prudence en effet nous parle d'une basilique ornée de colonnes, or la crypte n'en avait pas.
Paul l^^ et Léon IV firent transporter les reliques de ce martyr dans la ville. Le récit de ces translations confirme la distinction de plusieurs martyrs du nom d'Hippolyte ; car il est dit que Paul I^^ déposa le prêtre Hippolyte à St-Sylvestre, et que Léon IV transporta aux Quatre Couronnés le martyr Hippolyte avec toute sa famille (2).
1. Il y a un souvenir tardif de cette Sainte dans le souterrain de Ste-MarieinCosmedin. Cf. Éléments, t. III, Basiliques et églises de Rome, p. 272.