ERAS.I
///PAVPER///
///FILICVM///
///FECER///
Dans une galerie latérale à gauche [K], une monnaie de Maxence a été fixée à la chaux d'un « loculus » : cette partie du souterrain a donc été creusée postérieurement à la galerie principale.
Un « graffito », que de Rossi vit dans la même région du cimetière, portait la date de 287 :
///DIOCLETIANO MAXIMIANO conss. V KAL ///
Au fond de la grande galerie il y a un lucernaire, et plus loin un réservoir d'eau [L] ; il semble que les anciens ont rencontré là une veine d'eau qui les a empêchés de poursuivre l'excavation. Ils canalisèrent cette eau au moyen d'un curieux conduit fait d'amphores, dont on voit encore une partie, et la conduisirent dans un petit ruisseau voisin [H], auquel on arrive par une galerie [F] au fond de laquelle se trouve une chapelle [G].
Au-dessus du cimetière s'élevait un oratoire. La basilique primitive, dont nous ignorons l'origine, fut reconstruite par Boniface V, élu pape en 619: «Hic perfecit coemeterium S. Nicomedis et dedicavit illud » {^). Hadrien P^ la restaura, au Vni^ siècle. Au-dessus de l'entrée, on peut encore distinguer la courbe de l'abside, marquée par quelques cyprès. Le corps du martyr dut être, dès le VH^ siècle, transféré dans cette basilique ; Pascal I^"^ le transporta à Ste-Praxède, comme l'atteste le catalogue des reliques de cette église.
Il y avait dans l'intérieur de la ville une autre église dédiée à S. Nicomède, le «titulus Nicomedis ». Nous en avons le souvenir dans une inscription placée sur l'ambon de l'évangile à St-Laurent-hors-les-murs :
Hic pOSlTVS . EST . VICTOR • PRAESB ^ TITVLI • NICOMEJfi XII . KAL . DECEMB
En 1892, au cours de fouilles pratiquées dans ce quartier, on trouva deux autres inscriptions provenant du même cimetière:
///TVS . EST . QVIA/// ///TVM . SPIRITVM///
///MAI • MEROBAVDti II et Saturnino Conss C) (An. 383).
///AE ME DECEPIT/// ///VOLVIT TEMPVS INCER/// ///ITARE TVI FLEVIMVS/// /aCRIMIS . SPARSI/// C)
Il existe dans la même villa Patrizi un autre escalier et un autre hypogée découverts en 1865. On y a jadis recueilli un fragment d'inscription grossière qui rappelle un soldat des «cohortes praetoriae > (*):