Ibid
4. Le marbre n'a plus été retrouvé. Si le nom par lequel commence la seconde ligne était celui de Justus, il ferait penser au disciple de S. Nicomède.
///IISIVS MILEX COHS/// ///VSTVS FRTER F PATRI/// ///EMERENTI POSVIT Q.VI/// ///ANNIS XXX IN PAGE ^
Comme la caserne des prétoriens était près de là, on peut supposer avec vraisemblance qu'il y avait d'autres tombeaux de soldats chrétiens. S.Nicomède, l'éponyme du lieu, avait été lui-même en relations avec des soldats, Nérée et Achillée. Il est d'ailleurs probable qu'il y avait dans ce quartier militaire un centre de prédication évangélique se rattachant à la prédication de S. Paul, qui, au témoignage de l'Apôtre, s'était fait entendre « év o)m tw 'ixpa'.Topico » (i) ; et peutêtre S. Pierre lui-même, qui aurait baptisé les saints Nérée et Achillée, eut-il des rapports avec les soldats de ce quartier. Le cimetière de Nicomède remonterait ainsi jusqu'à l'âge apostolique ; il aurait, malgré son peu d'étendue, une haute importance.
§ II. Cimetière de Ste-Agnès (^).
Ste Agnès est une des saintes les plus célèbres et les plus populaires. Le souvenir de son martyre a été conservé par de nombreux documents anciens, par les martyrologes et les calendriers latins et grecs, par les liturgies de tous les peuples chrétiens, au point qu'on a pu lui appliquer ce mot de S. Jérôme : « Omnium gentium litteris atque linguis praecipue in Ecclesiis Agnes vita laudata est » (s). On célèbre depuis fort longtemps deux fêtes de Ste Agnès : l'une le 21 janvier, l'autre le 28. La première correspond à la date de la mort ; la seconde est ainsi mentionnée dans le Martyrologe romain : « Festum S. Agnetis secundo. » Quelques